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Danger pour nos fromages

mercredi 5 octobre 2016, 08:12
Ils sont fous ces ricains!
La France est par excellence le pays des saveurs et de la gastronomie. Nous devons protéger notre savoir-faire, notre culture, ainsi que nos bons produits comme par exemple nos nombreux fromages qui seront sacrifiés sur l'autel des accords négociés (TAFTA, CETA) si nous ne bougeons pas!
En effet, les accords négociés avec le Canada (CETA) et les Etats-Unis (TAFTA) prévoient de reconnaitre 18% à peine des produits français labellisés par l'Union européenne.
C'est pourquoi, nous devons agir pour protéger nos produits français labellisés et du coup, trouvez sur le net une pétition et signez-la ou, s'il n'y en a pas, créez-la!

Vertus de l'ail

vendredi 17 juin 2016, 08:56
Cœur, cerveau, immunité: les vertus santé de l'ail
L'ail a de nombreuses vertus pour la santé cardiovasculaire, cérébrale ou pour lutter contre les infections. Il peut être consommé frais, en poudre ou sous la forme de complément alimentaire (extrait d'ail vieilli).
L'ail est parfois considéré comme un " super-aliment " à cause des composés organosulfurés qu'il contient, comme l'allicine, qui ont des effets antioxydants et anti-inflammatoires. L'ail est traditionnellement utilisé pour renforcer l'organisme et existe sous forme de complément alimentaire.
Les études ont souvent fait appel à de l'extrait d'ail vieilli. L'extrait d'ail vieilli est préparé à partir d'ail frais imbibé dans de l'éthanol aqueux à 15-20 % et extrait pendant plus de 10 mois à température ambiante. Ce complément alimentaire est commercialisé pour ses effets antioxydants, anti-inflammatoires, hypolipidémiques, antiplaquettaires et neuroprotecteurs. Tour d'horizon de ses bénéfices.
Un traitement prometteur contre l'hyperplasie bénigne de la prostate
Des chercheurs coréens ont étudié les effets anti-prolifératifs de l'ail (Allium sativum) sur la progression de l'hyperplasie bénigne de la prostate, une maladie urologique qui affecte la plupart des hommes après 50 ans. Actuellement, pour cette maladie, il n'existe pas de traitement qui soit parfait, sans effets secondaires, d'où l'intérêt de développer des traitements à base de plantes.
Les chercheurs ont évalué l'efficacité de l'ail sur l'hyperplasie bénigne de la prostate du rat. L'administration d'ail a limité la croissance des tissus de la prostate et diminué les niveaux de protéines inflammatoires. L'ail a permis l'accumulation de protéines induisant un signal d'apoptose (mort cellulaire) et a diminué les niveaux de protéines anti-apoptotiques comme Bcl-2, Bcl-xL ou la survivine.
Les auteurs en concluent que l'ail pourrait supprimer les effets de l'hyperplasie de la prostate et qu'il représente un traitement potentiel à développer pour traiter cette maladie.
L'extrait d'ail vieilli limite la formation des plaques d'athérome
Une étude à paraître dans le Journal of Nutrition montre que l'extrait d'ail vieilli réduit la formation de plaques dans les artères. Cette recherche a impliqué 55 patients âgés de 40 à 75 ans diagnostiqués avec un syndrome métabolique. Tous ont subi des examens pour déterminer leur volume de plaques coronariennes au début de l'étude. Puis les patients ont reçu soit un placebo soit 2400 mg d'extrait d'ail vieilli par jour. Un an après, ceux qui avaient pris le complément avaient ralenti de 80 % l'accumulation de la plaque. Il y avait chez eux une réduction de la plaque dite " molle ", c'est-à-dire non-calcifiée.
Pour Matthew Budoff, un des auteurs de ces travaux, "Cette étude est une autre démonstration des avantages de ce supplément dans la réduction de l'accumulation de la plaque molle et la prévention de la formation de nouvelles plaques dans les artères, qui peuvent causer des maladies du cœur". Il ajoute: "Nous avons terminé quatre études randomisées, et elles nous ont amenés à conclure que l'extrait d'ail vieilli peut aider à ralentir la progression de l'athérosclérose et inverser les premiers stades de la maladie cardiaque“.
Il réduit l'hypertension artérielle
Les chercheurs de l'Université d'Adelaïde, en Australie, ont mis en évidence les bénéfices de l'extrait d'ail vieilli chez les personnes hypertendues. Selon eux, l'ail vieilli permettrait de réduire la tension en diminuant la pression systolique (pression observée quand le cœur se contracte).
Dans cette étude, les auteurs ont suivi 50 patients ayant une hypertension traitée mais non-contrôlée. Les participants ont reçu soit 4 suppléments d'extrait d'ail vieilli par jour (l'équivalent de 2,5 grammes d'ail frais), soit un placebo, durant 12 semaines.
Résultat: la pression systolique a été réduite chez les personnes supplémentées en extrait d'ail vieilli. Pour les scientifiques, " l'extrait d'ail vieilli est considéré comme sûr et plus tolérable que la poudre d'ail, et supérieur à l'ail cru ou cuit en ce qui concerne ses propriétés antihypertensives“.

Il favorise la santé cérébrale
Selon une étude américaine parue dans PLOS One,  l'ail permettrait aussi de prévenir le vieillissement du cerveau et des maladies comme Alzheimer et Parkinson grâce à un composé appelé FruArg.
L'objectif de ces travaux était d'étudier l'action de l'extrait d'ail vieilli et de l'un de ses composants (FruArg) sur cellules microgliales. FruArg fait partie de la famille des fructosamines. Il est un des composants majeurs de l'extrait d'ail vieilli où il est présent à une concentration de 2 à 2,5 mM. La microglie désigne des cellules immunitaires du cerveau et de la moelle épinière qui constituent la principale ligne de défense du système nerveux central.
Or l'augmentation du nombre de cellules microgliales peut avoir des effets négatifs car ces cellules produisent du monoxyde d'azote NO qui, en excès, conduit à des dommages cellulaires au cerveau et favorise certaines maladies neurodégénératives. Ici, les chercheurs ont recréé une situation de stress environnemental, provoquant une augmentation des cellules microgliales et de leur sous-produit (NO), puis ils ont appliqué FruArg. Résultat: les cellules ont réduit la quantité de NO produite. FruArg favoriserait aussi la production d'antioxydants. L'extrait d'ail et le FruArg atténueraient la réponse neuro-inflammatoire et limiteraient les dommages du stress environnemental sur le cerveau.
Il permet de lutter contre les infections virales
Dans une étude contrôlée, des chercheurs ont recruté 120 adultes. 60 ont reçu un complément alimentaire à base d'ail en poudre et les autres ont reçu un placebo. Après 45 jours de supplémentation fournissant 2,56 g par jour d'ail, les chercheurs ont constaté une augmentation significative de l'activité de certains lymphocytes.
Après 90 jours de supplémentation, les deux groupes ont attrapé autant de virus hivernaux mais le groupe ayant pris de l'ail a vu ses symptômes diminuer de 21 % par rapport au groupe placebo. L'impact sur le bien-être et la capacité à travailler a aussi diminué, de plus de 50 %. Les chercheurs concluent qu'un supplément d'ail peut être une bonne manière d'améliorer le fonctionnement du système immunitaire en hiver.
Chung KS, Shin SJ, Lee NY, Cheon SY, Park W, Sun SH, An HJ. Anti-Proliferation Effects of Garlic (Allium sativum L.) on the Progression of Benign Prostatic Hyperplasia. Phytother Res. 2016 May 18. doi: 10.1002/ptr.5637.
R. Varshney, M. J. Budoff. Garlic and Heart Disease. Journal of Nutrition, 2016; DOI: 10.3945/jn.114.202333
K. Ried, O.R. Frank, N.P. Stocks; Aged garlic extract lowers blood pressure in patients with treated but uncontrolled hypertension: A randomised controlled trial. Maturitas, volume 67, Issue 2, Pages 144-150
Zhou H, Qu Z, Mossine VV, Nknolise DL, Li J, Chen Z, Cheng J, Greenlief CM, Mawhinney TP, Brown PN, Fritsche KL, Hannink M, Lubahn DB, Sun GY, Gu Z. Proteomic analysis of the effects of aged garlic extract and its FruArg component on lipopolysaccharide-induced neuroinflammatory response in microglial cells. PLoS One. 2014 Nov 24;9(11):e113531. doi: 10.1371/journal.pone.0113531.
Meri P. Nantz, Cheryl A. Rowe, Catherine E. Muller et al. Supplementation with aged garlic extract improves both NK and γδ-T cell function and reduces the severity of cold and flu symptoms: A randomized, double-blind, placebo-controlled nutrition intervention. Clinical Nutrition. 12 December 2011.

Et si juste une cuillerée de L-arginine pouvait aider le biofilm des dents à partir?

samedi 14 mai 2016, 08:11
Et si juste une cuillerée de L-arginine pouvait aider le biofilm des dents à partir?
De nombreux composants de nos produits d'hygiène buccale sont destinées à empêcher les bactéries cariogènes de se développer: le fluorure de sodium dans ACT interfère avec le transport d'électrons et la synthèse d'ATP, les huiles essentielles dans la Listerine ont des effets antiseptiques et abrasifs – de petites particules insolubles dans le dentifrice aident à éliminer la plaque et le tartre quand vous vous brossez les dents. L'élimination des bactéries buccales aide à lutter contre la carie, la gingivite et la parodontite, mais les cavités (appelées aussi caries dentaires) ne sont pas causées par tous les microbes oraux. Le principal coupable, Streptococcus mutans, provoque des caries en acidifiant son environnement, ce qui déminéralise l'émail protégeant nos dents.
Illustration de la prévalence de la plaque dentaire
Bien sûr, S. mutans réside ainsi avec le reste de nos microbes oraux, où il forme des biofilms multi-espèces qui constituent la plaque dentaire. Cela peut conduire à une carie. Les caries sont générées lorsque S. mutans fermente le sucrose, trouvé dans notre alimentation, en acide lactique, et ce processus se produit dans un biofilm qui contient également d'autres streptocoques viridans et des actinomycètes. Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Bacteriology suggère que l'addition de L-arginine peut changer la composition chimique du biofilm, inhibant spécifiquement la carie sans perturber le reste de la flore microbienne orale.
La recherche montre qu'une bactérie orale arginolytique, Streptotoccus gordonii, décompose l'arginine afin de produire de l'ammoniac. Cet ammoniac peut empêcher le pH de diminuer, annulant ainsi les effets de l'acide produit par S. mutans. Le premier auteur, Jinzhi Lui et le responsable scientifique, Hyun Koo, étaient au courant de travaux de recherche précédents corrélant des niveaux salivaires plus élevés d'arginine chez des personnes sans carie, et a émis l'hypothèse que l'addition supplémentaire de L-arginine peut diminuer le risque de caries. Ils ont testé leur hypothèse in vitro sur des biofilms mixtes de S. mutans, S. gordonii et Actinomyces naeslundii afin de représenter trois des principales espèces bactériennes orales retrouvées chez les personnes saines.
Les biofilms ont été cultivées en présence de saccharose, avec ou sans suppléments de L-arginine. Les chercheurs ont observé que le pH du biofilm était près de dix fois plus élevé avec les ajouts d'arginine, comme ils l'avaient prévu. Les auteurs ont constaté que l'arginine a également permis la domination de S. gordonii et a maintenu la croissance de A. naeslundii, tout en empêchant une croissance de S. mutans. Cela suggère un moyen de maîtriser les membres causant une maladie dans une population bactérienne mixte sans avoir des effets négatifs sur les membres restants, avec perturbation minimale du microbiome oral.
La L-arginine à diminué la matrice du biofilm et des microcolonies
Les effets ne se limitent pas à la croissance, cependant. Les biofilms sont enfermés dans une matrice extracellulaire, et S. mutans contribue à la formation d'exopolysaccharides insolubles dans cette matrice en partie par la production de GtfB (ou glucans synthesized by streptococcal glucosyltransferases). L'exposition à l'arginine réprime les niveaux normaux de l'expression de S. mutans, entraînant moins polysaccharides extracellulaires entourant les biofilms (voir image de gauche). Donc, en plus de diminuer la présence de bactéries pathogènes, les biofilms exposés à l'arginine sont moins protégés par leur matrice extracellulaire, et pourraient être sensibles aux molécules antimicrobiennes ou à l'enlèvement par des procédés mécaniques (comme le brossage des dents !).
L'arginine est d'ores et déjà connue pour être une thérapie efficace pour l'hypersensibilité dentinaire et est généralement reconnue comme sûr (GRAS) jusqu'à 20 g/jour. Cependant, un certain nombre d'expériences, telles que des études in vivo, sont à faire avant de commencer à ajouter de la L-arginine à tous nos dentifrices et bains de bouche. Un perturbateur de biofilm tel que la L-arginine peut faire un long chemin vers la diminution des caries dentaires et l'augmentation du temps de la santé bucco-dentaire, avec une perturbation minimale des autres microbes oraux. Ceci est la première étape de l'application d'une découverte prometteuse en vue d'améliorer la santé humaine.
Description de l'arginine
L'arginine est l'un des 20 acides aminés qui composent nos protéines. Elle joue un rôle dans la division cellulaire, la guérison des blessures, l'élimination de l'ammoniaque par l'organisme, le bon fonctionnement du système immunitaire et la sécrétion de certaines hormones, notamment l'hormone de croissance. À partir de l'arginine, le corps fabrique de l'oxyde nitrique (NO), une substance qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, et de la créatine, un nutriment non essentiel associé au développement et au bon fonctionnement des muscles.
Sources alimentaires de l'arginine
L'arginine est considérée comme un acide aminé "semi-essentiel", car la plupart du temps, l'organisme en synthétise des quantités suffisantes pour suffire à ses besoins. Mais il peut arriver, dans certaines conditions, que l'apport endogène ne suffise pas et que des suppléments d'arginine soient prescrits par un médecin. C'est le cas, par exemple, à la suite d'un traumatisme important, d'une infection grave ou d'une intervention chirurgicale majeure.
L'arginine est présente dans de nombreux aliments tels que les légumineuses, certaines céréales, comme le riz brun, l'avoine et le sarrasin, ainsi que la viande rouge, la volaille, le poisson, les produits laitiers et les noix. Comme elle n'est pas considérée comme un nutriment essentiel, aucun apport nutritionnel recommandé n'a été établi pour l'arginine.
Carence en arginine
La carence en arginine, relativement rare, se manifeste par une mauvaise guérison des blessures, la chute des cheveux, des éruptions cutanées, de la constipation et la stéatose hépatique (hépatite graisseuse ou dégénérescence graisseuse du foie).
Parmi les causes possibles de carence, citons certaines maladies congénitales qui empêchent la synthèse normale de l'urée, la sous-alimentation chronique, les troubles occasionnant une surproduction d'ammoniaque, un apport excessif de lysine, des brûlures, blessures ou infections graves.

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Les plantes de chez nous!

lundi 28 décembre 2015, 08:53
Le thym et le persil sont des piliers du régime méditerranéen, qui protège le cerveau. Peut-être n'est-ce pas fortuit. Une molécule présente dans différentes plantes pourrait aider à la prévention et au traitement de maladies neuronales. C'est ce que suggère une étude brésilienne parue dans Advances in Regenerative Biology.
L'apigénine est un flavonoïde, c'est-à-dire un polyphénol, qui se trouve dans le persil, le thym, la camomille, le romarin. De manière générale, les flavonoïdes ont un effet positif sur la mémoire et l'apprentissage et différentes études ont souligné leur potentiel pour favoriser et préserver la fonction cérébrale.
Lire : Les atouts santé du persil plus bas
Dans cet article, les chercheurs décrivent comment ils ont réussi à obtenir des cellules nerveuses à partir de cellules souches pluripotentes humaines, grâce à l'apigénine. En effet, les cellules souches embryonnaires peuvent donner naissance à tout type de cellule. Un des objectifs de la médecine régénérative est de diriger ces cellules vers certains types cellulaires plutôt que d'autres.
Les chercheurs ont observé qu'en appliquant l'apigénine à des cellules souches humaines elles devenaient des neurones en 25 jours, chose impossible sans apigénine. L'apigénine a aussi induit l'expression de marqueurs neuronaux et la formation de synapses, les espaces entre neurones. De plus, les neurones formaient des connexions plus fortes et plus sophistiquées entre eux après avoir été traités avec l'apigénine.
L'apigénine favorise donc la formation des neurones et renforce les connexions entre cellules du cerveau. Or pour Stevens Rehen, un des auteurs de l'article, " Des liens forts entre les neurones sont essentiels pour la bonne fonction cérébrale, la consolidation de la mémoire et l'apprentissage. "
L'apigénine fonctionne en s'associant au récepteur des œstrogènes et agit comme un "phyto-œstrogène". Or ce récepteur des œstrogènes est impliqué dans le développement, la maturation, la fonction et la plasticité du système nerveux. Les œstrogènes sont connus pour repousser l'apparition de maladies neurodégénératives et psychiatriques comme la schizophrénie, la dépression, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson. Mais l'utilisation de thérapies à base d'œstrogènes pose des problèmes à cause du risque  de tumeurs liées à l'utilisation des œstrogènes, ou de troubles cardiovasculaires.
Les chercheurs pensent donc que l'apigénine pourrait être utilisée comme alternative dans de futurs traitements pour les maladies neurodégénératives. Elle pourrait aussi servir au laboratoire pour induire la différenciation de cellules en neurones.
"Nous montrons une nouvelle voie pour de nouvelles études avec cette substance. En outre, les flavonoïdes sont présents à des quantités élevées dans certains aliments et nous pouvons spéculer qu'une alimentation riche en flavonoïdes peut influencer la formation de neurones et la façon dont ils communiquent dans le cerveau“.
Les plantes contenant des flavonoïdes sont utilisées depuis des siècles pour favoriser la santé cardiovasculaire, réduire l'inflammation et prévenir le cancer. L'apigénine a montré qu'elle avait des effets neuroprotecteurs dans des modèles de souris. Par ailleurs, elle  possède aussi avoir des propriétés anti-cancéreuses.
Source
Cleide S. Souza, Bruna S. Paulsen, Sylvie Devalle, Silvia Lima Costa, Helena L. Borges, Stevens K. Rehen. Commitment of human pluripotent stem cells to a neural lineage is induced by the pro-estrogenic flavonoid apigenin. Advances in Regenerative Biology, 2015; 2 (0) DOI: 10.3402/arb.v2.29244
Plein feux sur l'apigénine
L'apigénine est le principal flavonoïde présent dans le persil[1]. Il est surtout reconnu pour ses effets antioxydants in vitro [2], mais aussi pour ses effets potentiellement antimutagènes in vitro [3] et anticancérigènes chez l'animal [4].
Une diminution des dommages causés par les radicaux libres
Les effets de l'apigénine contenus dans le persil n'ont pas été évalués directement. Par contre, lors d'une étude d'intervention au cours de laquelle des sujets recevaient quotidiennement 20 g de persil frais pendant une semaine, il a été démontré que l'apigénine contenu dans le persil était absorbé par l'organisme de façon variable d'un individu à l'autre [5]. De plus, l'augmentation de deux enzymes antioxydantes dans le sang des sujets après la consommation de persil laisse supposer qu'il pourrait y avoir une diminution des dommages causés par les radicaux libres chez certains individus.
Les antioxydants sont des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres dans le corps. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans l'apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres maladies liées au vieillissement.
Quelques chercheurs ont évalué la capacité antioxydante des fines herbes et tous s'entendent pour dire que les fines herbes fraîches ont une capacité antioxydante non négligeable, parfois même plus élevée que celle de certains fruits et légumes. Cela démontre qu'effectivement, l'ajout de fines herbes de façon régulière dans l'alimentation contribue à l'apport en antioxydants.
Contribuerait à la régulation du glucose sanguin
En plus de son pouvoir antioxydant, l'apigénine du persil pourrait contribuer à la régulation du glucose sanguin [6]. En effet, des chercheurs ont administré des extraits de persil à des rats diabétiques pendant plusieurs jours et ont remarqué une diminution du taux de sucre sanguin chez ces derniers. Comme il reste encore beaucoup à découvrir sur les flavonoïdes des plantes, en particulier sur ceux des fines herbes, et étant donné qu'aucune étude n'a évalué directement les effets santé du persil chez l'humain, il serait prématuré à ce stade-ci d'attribuer à ce dernier des effets bénéfiques contre certaines maladies telles le cancer et le diabète.
Outre l'apigénine les principaux composés antioxydants du persil seraient la lutéine et le bêta-carotène.
Le persil frais renferme une quantité appréciable de ces deux composés qui font partie de la famille des caroténoïdes. Tout comme les autres types de caroténoïdes, ils sont de puissants antioxydants. À poids équivalent, le persil frais arrive au troisième rang quant à son contenu total en caroténoïdes parmi 18 autres fruits et légumes, après le cresson et la carotte.
[1] Justesen U, Knuthsen P, Leth T. Quantitative analysis of flavonols, flavones, and flavanones in fruits, vegetables and beverages by high-performance liquid chromatography with photo-diode array and mass spectrometric detection. J Chromatogr A. 1998;799:101-110.
[2] van Acker SA, van den Berg DJ, Tromp MN et al. Structural aspects of antioxidant activity of flavonoids. Free Radic Biol Med. 1996;20:331-342.
[3] Kuo ML, Lee KC, Lin JK. Genotoxicities of nitropyrenes and their modulation by apigenin, tannic acid, ellagic acid and indole-3-carbinol in the Salmonella and CHO systems. Mutat Res. 1992;270:87-95.
[4] Birt DF, Mitchell D, Gold B et al. Inhibition of ultraviolet light induced skin carcinogenesis in SKH-1 mice by apigenin, a plant flavonoid. Anticancer Res. 1997;17:85-91.
[5] Nielsen SE, Young JF, Daneshvar B et al. Effect of parsley (Petroselinum crispum) intake on urinary apigenin excretion, blood antioxidant enzymes and biomarkers for oxidative stress in human subjects. Br J Nutr. 1999;81:447-455.
[6] Yanardag R, Bolkent S, Tabakoglu-Oguz A et al. Effects of Petroselinum crispum extract on pancreatic B cells and blood glucose of streptozotocin-induced diabetic rats. Biol Pharm Bull. 2003;26:1206-1210
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Finie l'"immortalité" des cellules cancéreuses avec le régime méditerranéen? C'est ce que laisse penser une étude publiée en ligne dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Le régime méditerranéen se caractérise par un apport important de fruits et légumes, l'utilisation de l'huile d'olive comme graisse, la consommation de poissons, fruits de mer et d'un peu de vin rouge. Ce régime est associé à une faible prévalence de l'hypertension, de l'obésité, du cancer et du diabète. Il réduit le risque cardiovasculaire.
Pour expliquer l'action du régime méditerranéen au cœur de nos cellules, des chercheurs de l'Université de l'Ohio se sont penché sur une molécule particulièrement présente dans ce type d'alimentation: l'apigénine. Cette substance de la famille des flavones est retrouvée en quantités significatives dans le persil, le céleri, la tisane à la camomille et de nombreux fruits et légumes.
Dans les études épidémiologiques, la consommation de flavones est associée à un risque réduit de cancers du sein, digestifs, de la peau, de la prostate et de cancers hématologiques.
Expérimentalement, l'apigénine prévient les tumeurs de la peau, de la thyroïde, de l'endomètre, de l'estomac, du foie, du cerveau, et les tumeurs mammaires.
Les chercheurs de l'université de l'Ohio ont cherché les cibles potentielles de l'apigénine dans la cellule. Ils en ont ainsi identifié 160, parmi lesquelles une protéine particulièrement importante dans la progression des cancers : l'hnRNPA2 (heterogeneous nuclear ribonucleoprotein A2). Cette protéine contrôle une étape importante dans la formation des ARN messagers (ARNm) : l'épissage.
L'ARNm est une molécule produite à partir de l'ADN et contenant toutes les instructions pour construire une protéine. L'épissage consiste à assembler différents fragments entre eux pour donner l'ARNm. Or, un épissage dit "alternatif" peut modifier les instructions présentes dans l'ARNm final. C'est ce qui se passe dans des cellules cancéreuses, notamment pour une protéine particulière, la caspase-9.
Les cellules cancéreuses résistent à la mort programmée (apoptose) qui est normalement activée par les caspases. Une forme de la caspase-9, qui résulte d'un épissage alternatif, voit sa quantité augmenter dans les cellules malignes.
Comment l'apigénine agit-elle au niveau moléculaire? Les chercheurs ont montré que l'apigénine s'associe à la hnRNPA2, et perturbe l'épissage alternatif. L'addition d'apigénine permettrait donc de rétablir un épissage normal de la caspase-9. Grâce à l'apigénine, les cellules cancéreuses redeviennent mortelles !
L'apigénine appartient à la grande famille des flavonoïdes qui sont connus pour leurs bénéfices pour la santé. En plus de leur activité anti-cancéreuse, les flavonoïdes ont des effets anti-allergiques, anti-microbiens, anti-viraux et anti-inflammatoires.
Source
Arango D, Morohashi K, Yilmaz A, Kuramochi K, Parihar A, Brahimaj B, Grotewold E, Doseff AI. Molecular basis for the action of a dietary flavonoid revealed by the comprehensive identification of apigenin human targets. Proc Natl Acad Sci U S A. 22 mai 2013.
oukon lé trouvvvv?
La pomme, la myrtille, la canneberge et le pamplemousse regorgent de flavonoïdes, de même que l'asperge, le chou de Bruxelles, le chou, l'ail, le chou frisé, le chou-rave, le haricot rognon ou de Lima, l'oignon, le pois et l'épinard.
Vins rouges, thé, cacao
Des chercheurs ont observé que les sujets qui buvaient du jus de fruits ou de légumes trois fois par semaine voyaient diminuer leur risque de maladie d'Alzheimer.
Ordonnance: au moins 15 mg de flavonoïdes par jour. À titre d'exemple, ¼ de tasse de myrtilles en fournit 39 mg, une pomme moyenne avec la peau, 13 mg, une tasse de jus de pamplemousse, 60 mg.
Truc utile: Le matin, prenez du thé. Durant la journée, préférez les jus naturels aux boissons gazeuses.
Zexplications!!!
Exemples de flavonoïdes
Les flavonoïdes les plus fréquents sont les quercétines, les isoflavones, les anthocyanes, le kaempférol, les flavones ou les catéchines.
Thé. Qu'il soit noir, vert ou blanc, cette plante est très riche en flavonoïdes. On estime que jusqu'à 30% des feuilles de thé (Camellia sinensis) contiennent des flavonoïdes comme la quercétine, le kaempférol ou les catéchines. Remarquons que les produits transformés à base de thé (ex. thé froid) contiennent en général beaucoup moins de produits actifs.
Alternative: le café est aussi riche en flavonoïdes, il contient surtout des quercétines ainsi que de l'acide chlorogénique.
Huile d'olive (pressée à froid). L'huile d'olive contient une petite quantité de flavonoïdes ainsi que d'autres substances très bénéfiques pour la santé comme des acides gras mono-insaturés (acide oléique). Attention, l'huile d'olive est relativement calorique, à consommer avec modération.
Fruits rouges. Les fruits rouges comme la fraise, la mûre, la framboise ou encore la myrtille sont particulièrement riches en flavonoïdes quercétine. Ces fruits contiennent aussi des anthocyanes.
Toutes ces substances ont un pouvoir antioxydant qui agit sur le vieillissement et la prévention du cancer. Des études ont aussi montré qu'une alimentation riche en fruits rouges permet de prévenir des problèmes de mémoire.
Ail. L'ail riche en flavonoïdes et composés sulfurés présente des propriétés anti-inflammatoires, antibactériennes et antivirales. Des études ont montré que l'ail a un effet positif sur le LDL (mauvais cholestérol) ainsi que sur certaines maladies cardio-vasculaires comme l'infarctus du myocarde.
Pomme. Ce fruit très consommé en Europe est riche en vitamines, fibres alimentaires, minéraux et en flavonoïdes quercétine. Cette molécule réduit le risque de maladies cardio-vasculaires (comme l'AVC) ainsi que prévient certains cancers comme celui de l'estomac ou du côlon, du poumon ou du foie. La pomme contient aussi des catéchines.
Chocolat noir (lire cacao). Peut-être l'aliment le plus connu quand on parle de flavonoïdes. Le chocolat noir contient en particulier des catéchines, un puissant antioxydant, antiallergique et anti-inflammatoire. Des études ont montré que la consommation régulière de chocolat noir diminuait l'apparition de certaines maladies cardiaques, avait un effet favorable sur les fonctions cognitives et pouvait même prévenir le diabète de type 2. Privilégiez si possible le chocolat noir, plus riche en flavonoïdes que les autres formes de chocolat (blanc notamment).
Raisin (et dérivés, c'est-à-dire notre bon pinard de chez nous). Cet aliment ou boisson est également très connu parmi la population. Plusieurs études ont montré l'intérêt des flavonoïdes dans le vin pour la prévention de maladies cardiovasculaires. Le raisin est riche en catéchines et présente comme le chocolat noir des effets favorables en prévention de maladies cardiovasculaires.
Resvératrol
Il faut compter aussi sur le resvératrol, un célèbre polyphénol, qu'on retrouve aussi dans le vin rouge. On lui prêterait beaucoup de qualité comme une prévention du vieillissement cellulaire, contre le diabète ou pour prévenir le cancer. Toutefois, une étude italienne parue en mai 2014 a montré que le resvératrol n'avait rien de miraculeux pour la santé contrairement à ce qu'on supposait. La consommation régulière de resvératrol et d'autres polyphénols, très présents dans le vin rouge notamment, était jusqu'ici réputée protéger contre les maladies cardiovasculaires.
La recherche, effectuée avec un groupe de population vivant en Toscane où est produit le Chianti, vin célèbre d'Italie, indique que ceux qui avaient un régime alimentaire avec de fortes teneurs de resvératrol ne vivaient pas plus longtemps ou n'avaient pas moins de maladies cardiovasculaires ou de cancer que ceux consommant de faibles quantités de cet antioxydant.
“L'histoire du resvératrol s'avère être un nouveau cas d'une substance ayant fait l'objet d'un énorme battage médiatique quant à ses bienfaits pour la santé qui ne se confirment pas”, souligne le Dr Richard Semba, professeur d'ophtalmologie à la faculté de médecine Johns Hopkins à Baltimore (Marylands). Ce médecin est le principal auteur de cette recherche publiée dans le Journal of The American Medical Association, Internal Medicine.
“L'idée était que certains aliments ou boissons étaient bons pour vous parce qu'ils contenaient du resvératrol. Nous n'avons pas du tout constaté cela”, ajoute-t-il.
Mais malgré ces résultats négatifs, des études montrent que la consommation de vin rouge, de chocolat noir et de baies réduit l'inflammation chez certaines personnes et ont des effets protecteurs pour le cœur.
“Nos recherches se concentrent désormais sur des polyphénols qui expliqueraient ces bienfaits”, précise le Dr Luigi Ferrucci, épidémiologiste à l'Institut américain du vieillissement (National Institute of Aging), un des auteurs de cette recherche.
Epinards. Les épinards et d'autres légumes verts comme la roquette (rucola en Suisse) sont riches en flavonoïdes avec des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Les épinards en particulier contiennent des caroténoïdes, pigments avec des propriétés anti-tumorales et permettant d'améliorer la vision.
Brocolis. Ce légume est riche en flavonoïdes, ce qui permettrait en particulier de prévenir le cancer du poumon. Une autre molécule qu'on retrouve dans le brocoli, le sulforaphane, aurait un effet favorable contre l'arthrose, en tout cas chez des souris selon une étude parue en 2013.
Oignon. Ce légume très consommé est également riche en flavonoïdes. L'oignon présente aussi des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes, en plus des propriétés classiques des flavonoïdes mentionnées plus haut.
La liste d'aliments ou plantes riches en flavonoïdes pourrait être bien plus longue, voici encore quelques plantes contenant ces substances aux effets antioxydants puissants : ginkgo, absinthe (en tisane), passiflore, menthe poivrée, artichaut, fenugrec, tilleul ou lamier blanc.
Les principales propriétés des composés phénoliques sont surtout antiseptiques (par ex. sur le système urinaire), antibactériennes et anti-inflammatoires. La célèbre molécule acide acétylsalicylique (aspirine) a été influencée par deux plantes médicinales. L'aspirine est un dérivé de la saliciline et de l'acide salicylique (qu'on trouve dans le saule blanc) ainsi que de l'aldéhyde salicylique (qu'on trouve dans la reine-des-prés). Toutes ces molécules appartiennent à la famille des phénols.
Les lignanes sont aussi des composés phénoliques. La silybine (composant du chardon-Marie) aurait des propriétés protectrices du foie.
Exemples de flavonoïdes
Les flavonoïdes les plus fréquents sont les quercétines, les isoflavones, les anthocyanes, le kaempférol, les flavones ou les catéchines.
Les flavones sont en fait une sous-famille des flavonoïdes.
Les flavonoïdes sont des pigments donnant la coloration aux fleurs  et dans certains cas aux feuilles. Ces substances peuvent être jaunes (origine du mot flavo), rouges, bleues ou violettes.
Propriétés
Les principales propriétés des flavonoïdes sont veinotoniques, anti-inflammatoires, protectrices (des vaisseaux) ou encore antioxydantes. Certains flavonoïdes ont même un effet anti-tumoral.
Une étude parue début 2014 a montré que certains flavonoïdes (anthocyanes et flavones) pourraient avoir un rôle préventif sur l'apparition du diabète de type 2. Dans le passé une autre étude avait montré l'influence du thé vert dans la prévention de ce diabète.
Certains scientifiques remettent en cause l'effet des antioxydants sur la santé, pour eux aucune étude à grande échelle n'a pour le moment (2015) clairement montré un effet sur la réduction de la mortalité par exemple.
Pourquoi la plante produit-elle des flavonoïdes ?
Dans le métabolisme secondaire (c'est dans ce métabolisme, et pas dans le primaire qui est responsable surtout pour la synthèse de protéines, lipides et glucides, que la plante médicinale synthétise ses principes actifs) la plante médicinale produit des flavonoïdes principalement pour se protéger des rayons UV du soleil, se protéger contre les champignons et les bactéries, favoriser la pollinisation ou consolider la paroi cellulaire. On retrouve beaucoup de flavonoïdes dans la peau des fruits par exemple, justement pour se protéger des rayons UV du soleil.
Plantes
Ex. de plantes médicinales comprenant des flavonoïdes: ginkgo, thé noir, thé vert, absinthe, passiflore, menthe poivrée, artichaut, séné, fénugrec, tilleul, lamier blanc, huile d'olive, échinacée.
Finalement un dernier conseil, en général les fruits et légumes colorés sont riches en flavonoïdes, pensez-y lorsque vous vous mettez à table.

Mangez des épinards!

vendredi 7 août 2015, 11:56
Manger des épinards, finalement c'est bon pour la santé
On a longtemps vanté les épinards comme une source de fer pour l'organisme, ce qui est une vue de l'esprit promue par les bandes dessinées introduisant Popeye le Marin mangeant des boites d'épinards en conserve pour préserver sa musculature. Les épinards ne sont pas plus riches en fer que n'importe quel autre légume, et certainement moins riches en ce métal qu'une pièce de bœuf ou même de porc. Par contre, manger des épinards ne peut pas être néfaste pour la santé, pour une toute autre raison qui n'a rien à voir avec le légendaire Popeye.
C'est un article paru dans la revue The Journal of the American College of Nutrition qui apporte des précisions sur les bienfaits insoupçonnés des épinards. Il s'agit d'une étude devant valider les propriétés d'un extrait concentré de chloroplastes de feuilles d'épinards sur la satiété et les pulsions alimentaires. L'étude a été réalisée conjointement par les Universités de Louisiane et l'Université de Lund et apparemment financée par la société Greenleaf Medical AB à Stockholm pour justement valider un brevet déposé sur l'utilisation de ces concentrés de chloroplastes pour réguler l'appétit. Difficile cependant de trouver des informations sur cette société. Néanmoins, réguler son appétit en avalant une cuillerée d'un concentré de chloroplastes d'épinards est anodin et certainement pas toxique. Si c'est efficace, pourquoi se priver ? Ce genre de complément alimentaire à usage thérapeutique s'adresse aux personnes en surpoids ou obèses dont les habitudes alimentaires ont été exacerbées par ce que l'on appelle le syndrome métabolique. Les principales caractéristiques de ce dernier sont une mauvaise régulation de la satiété et un besoin de se nourrir qui devient rapidement compulsif et aggravant par voie de conséquence. Le comportement vis-à-vis de la nourriture relève de l'hédonisme et, on ne peut pas le nier, de la recherche de la jouissance et du plaisir gustatif. Quand l'organisme est déréglé, en d'autres termes que le cerveau ne reconnaît plus les signaux transmis par l'homéostase de cet organisme, alors il apparaît une déviance des circuits de récompense et la satiété n'est plus jamais atteinte : un obèse, j'en ai vu des centaines qui à dix heures du matin achetaient un demi-kilo de confiserie « parce qu'ils avaient faim », a perdu le contrôle de ce mécanisme signalant la satiété. Il s'agit alors d'un hédonisme à l'état pur qui implique un mélange d'émotion, de recherche de satisfaction sans aucun rapport avec l'état physiologique de l'organisme.
Des essais préliminaires ont montré que les chloroplastes, donc ces organites subcellulaires présents dans tous les végétaux verts, retardent la digestion des graisses et par conséquent stimulent la production par le cerveau des hormones signalant la satiété qu'on appelle cholécystokinines et un peptide proche du glucagon tout en abaissant significativement la production de l'hormone de la faim, la ghreline qui est produite par l'intestin. Enfin les extraits chloroplastiques de légumes verts, et pas seulement d'épinards, induisaient une perte de poids liée à une légère élévation de la température corporelle. Trente femmes et trente hommes en surpoids ou obèses participèrent à cette étude et l'ingestion de 5 grammes de concentré de chloroplastes d'épinards au petit-déjeuner était efficace sur le long terme en réduisant de 85 à 95 % leur envie de sucreries ou de chocolat durant la matinée, sans qu'aucune intolérance n'ait pu être détectée. Fait plus significatif, la glycémie sanguine qui chez ces sujets a tendance à chuter rapidement se maintenait plusieurs heures à un niveau satisfaisant, un fait qui permet d'expliquer la sensation de satiété durable induite par l'extrait d'épinards. Le test fut étendu pendant 90 jours pour les trois repas quotidiens avec un suivi d'un ensemble de paramètres sanguins permettant de suivre le métabolisme général. Il ressort donc que 5 g de concentré de chloroplastes d'épinard au petit-déjeuner suffisent pour maintenir durant la journée entière une perception de la satiété qui au final est bénéfique pour le métabolisme général mais également favorise une perte de poids. L'étude ne mentionne pas si les sujets étudiés avaient été par ailleurs encouragés à pratiquer des exercices physiques dans la mesure où son but était limité à la modification des habitudes alimentaires délétères auxquelles succombent la plupart des personnes en surpoids ou obèses. Cet extrait d'épinards constitue donc une petite lueur dans le rétablissement de conditions nutritionnelles chez les obèses sans aucun risque pour la santé. Finalement Popeye le Marin avait raison mais pas dans le sens que la mémoire a gardé de ce personnage un peu caricatural.
Source : http://www.tandfonline.com/loi/uacn20
ASTUCE
N'oubliez pas: tous les légumes du jardin doivent être correctement lavés mais, aussi et surtout pour vos salades: dernier rinçage avec de l'eau vinaigrée pour faire mourrir les petites bestioles!


Pas d'aliments gras

Graisses saturées et régime
mercredi 15 juillet 2015, 10:52
Une alimentation riche en graisses saturées aurait des conséquences négatives sur les troubles de l'humeur
Une alimentation riche en grasses saturées aurait des conséquences négatives sur la motivation et les troubles de l'humeur. Une équipe de chercheurs de Montréal a mis en évidence qu'une alimentation riche en graisses peut provoquer d'importants dysfonctionnements de la dopamine mésolimbique. Ce neurotransmetteur est directement impliqué dans le circuit de la "récompense" dont découlent les troubles de l'humeur et les conduites toxicomaniaques.
Alimentation et graisses saturées: le comportement affecté
Les résultats publiés aujourd'hui dans la revue "Neuropsychopharmacology" montrent qu' "indépendamment de la prise de poids et de l'obésité, une alimentation riche en matières grasses peut provoquer des déficiences dans le fonctionnement des circuits du cerveau directement impliqué dans les troubles de l'humeur, la motivation, la toxicomanie, la sur-alimentation ainsi que dans l'hedonia, qui caractérise un état mental de bien-être", précise Stéphanie Fulton, professeur au sein du département de nutrition de l'Université de Montréal. "Les effets d'une alimentation riche en gras sur la diminution de la sensibilité du système de récompense du cerveau sont spécifiques aux graisses saturées comme l'huile de palme", ajoute-t-elle.
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont travaillé avec trois groupes de rats. Le premier, le groupe de contrôle, a été soumis à un régime pauvre en graisses, contenant des quantités à peu près égales d'acides gras mono-insaturés et saturés.
En plus d'être mauvais pour la santé, manger gras nuit au bon fonctionnement du cerveau
Le deuxième groupe a reçu une alimentation riche en acides gras mono-insaturés, dont 50% des calories provenaient de graisses issues de l'huile d'olive. Le troisième, enfin, a reçu une alimentation riche en graisses saturées dont 50% des calories provenaient de dérivés d'huile de palme. Les rats étaient libres de manger la quantité qu'ils désiraient.
Au bout de huit semaines, ils ont subi une série de tests biochimiques et comportementaux, significatifs du fonctionnement de la dopamine chez le rat.
“Nous avons établi que les rats qui avaient eu le régime à base d'huile de palme avaient une fonction de la dopamine émoussée", a déclaré Cécile Hryhorczuk, co-auteur de l'étude. "Nous avons, ainsi que d'autres groupes de recherche, émis l'hypothèse que cette situation entraîne le cerveau à compenser en intensifiant le comportement de recherche de la récompense, un peu comme le phénomène de tolérance de la drogue où l'on doit augmenter la dose pour obtenir un même niveau de plaisir ou de récompense".
Cette étude est la première du genre à montrer que, indépendamment des changements de poids, la surconsommation de graisses peut avoir des effets négatifs sur les contrôles de la motivation par le cerveau. "Nous pensons que les graisses peuvent avoir une incidence sur le système de la dopamine par une action directe dans le cerveau", conclut Stéphanie Fulton.

Accro au café? C'est dans vos gènes

enseignement de la voyance par Josyane JOYCE
lundi 20 octobre 2014, 08:23
Cette découverte pourrait remettre en cause la règle des 5 tasses par jour maximum.
Vous êtes de ceux qui enchaînent les "petits noirs" toute la journée? Il semblerait que vos gènes soient en partie responsables. Le trait est un peu fort mais une étude américaine parue dans Molecular Psychiatry montre qu'au moins huit variants génétiques sont associés à une forte consommation de café au quotidien.
Des chercheurs réunis au sein d'un consortium international d'étude génétique sur le café et la caféine ont en effet analysé le génome de près de 120.000 personnes buvant chaque jour du café, une demi-tasse pour certains et plus de 15 tasses pleines pour d'autres. Objectif: trouver des gènes du café comme d'autres cherchent des gènes associés à la prise d'alcool ou de cannabis.
Vitesse d'élimination
Mission accomplie puisqu'ils ont trouvé huit variants génétiques associés aux consommations les plus élevées. Parmi eux, six sont impliqués dans le métabolisme de la caféine et son effet psychoactif. "Ils sont associés à une élimination plus rapide de la caféine dans le sang et à un renforcement de son effet stimulant", explique le Dr. Marilyn Cornelis de l'Ecole de santé publique de Harvard (États-Unis) et coordonnatrice de l'étude. Pour elle, ces résultats confirment l'existence d'une "variabilité individuelle à l'effet de la caféine du fait de la génétique qui peut influencer la consommation de café, comme c'est le cas pour le tabac ou l'alcool".
Pas de quoi, toutefois, se sentir dépossédé de sa propre volonté puisque, selon les chercheurs, ces huit variants ne détermineraient le fait de boire du café qu'à hauteur de… 1,3 %. Le reste étant dicté par le contexte, le goût, ou encore la recherche d'un effet psychostimulant. "Ce chiffre peut paraître faible mais il est significatif et équivalent à celui retrouvé avec l'alcool ou le tabac, clarifie Marilyn Cornelis. Cela peut par exemple expliquer pourquoi quelqu'un reprend toujours une demi-tasse après tout le monde", illustre-t-elle.
La norme de cinq tasses remise en cause
Ces résultats montrent aussi qu'il est inutile de recommander un niveau de consommation idéal identique pour tout le monde. "Une personne se sentira bien après une tasse quand une autre aura besoin d'en boire quatre", rappelle-t-elle.
Le chiffre de cinq tasses par jour est habituellement retenu comme un maximum. Il est issu d'études sur les bénéfices et les risques de cette boisson mais "certaines personnes pourraient bénéficier davantage des effets positifs du café et de la caféine sur la santé en diminuant ou en augmentant leur consommation pour l'adapter à leur physiologie", analyse Marilyn Cornelis.
Outre ses propriétés psychostimulantes (augmentation de la concentration, de l'attention, des performances cognitives), le café semble associé à la survenue plus tardive de certaines pathologies comme la maladie de Parkinson et Alzheimer, certains cancers ou le diabète de type 2. Mais des doses trop élevées de caféine (au delà de huit ou neuf tasses en général) peuvent entraîner tachycardie, nervosité et troubles du sommeil.
Les nombreuses vertus du café sur la santé
Quelque 150 études sont parues sur le sujet cette année seulement. De nombreux effets positifs ont été constatés chez les personnes ayant une consommation raisonnable de cette substance.
Il y a quelques mois, voici ce que l'on préconisait sur le café.
Le café est-il bon pour la santé? Probablement oui, à condition de ne pas en abuser, répondent en substance la grande majorité des études parues depuis le début de l'année sur le sujet à travers le monde. Ingurgité à des doses variables, selon les études, il pourrait avoir un effet positif sur les maladies cardio-vasculaires, les cancers digestifs, le diabète sucré, les maladies de Parkinson et d'Alzheimer ou même les yeux secs. Il réduirait même le risque de décès de 10% chez les adultes de 50 à 71 ans buvant trois tasses de café par jour comparé à ceux qui n'en consomment pas, selon une étude effectuée sur 400.000 personnes et publiée en mai par l'Institut national américain du cancer.
L'une des boissons les plus consommées au monde après l'eau, le café a longtemps eu une mauvaise image, suspecté de favoriser certaines maladies cardio-vasculaires, certains cancers comme ceux du rein et de la vessie et d'avoir un effet néfaste sur le développement du foetus. Mais les innombrables études réalisées depuis vingt ans ont largement balayé ces craintes. "Elles montrent que le café est plutôt bénéfique s'il est consommé en quantité modérée, soit de 200 à 300 mg de caféine par jour", note Astrid Nehlig, directrice de recherche à l'Inserm et spécialiste des effets du café sur la santé.
La quantité modérée correspond à deux ou trois tasses de café aux États-Unis, cinq à six expressos en France car, paradoxalement, le "petit noir" contient moins de caféine que le café américain, explique-t-elle. La caféine se trouve également dans le thé, les sodas et certains chocolats noirs.
Il semble toutefois difficile de déterminer ce qui, de la caféine ou des autres molécules présentes dans le café, comme les polyphénols (qui ont un effet antioxydant), est à l'origine des effets bénéfiques sur les diverses pathologies. Pour la maladie de Parkinson, qui a fait l'objet d'études cliniques, c'est clairement la caféine qui agit sur les récepteurs de l'adénosine, une molécule régulant l'excitabilité cérébrale. Pour le diabète de type 2 (le plus répandu), la caféine ne semble pas impliquée puisque l'effet bénéfique est le même chez les buveurs de café ou de café décaféiné, relève Mme Nehlig. "On nage également dans le flou pour les maladies cardio-vasculaires et les cancers digestifs" où interviendraient plutôt les effets antioxydants, ajoute-t-elle.
Tobias Kurth, chercheur à l'Inserm, reste prudent: "Il est difficile de conclure que le café a vraiment un rôle protecteur tant qu'on ne connaît pas précisément le mécanisme biologique en cause."
Pour Jean Costentin, professeur de pharmacologie à la faculté de médecine de Rouen, auteur de Café, thé, chocolat. Les bons effets sur le cerveau, l'intelligence et les humeurs, la caféine "est une drogue, mais une bonne drogue puisqu'elle entraîne peu d'accoutumance et pas de distorsion du fonctionnement cérébral". La tolérance au café varie néanmoins selon les individus. Chez certaines personnes prédisposées génétiquement, il peut induire de l'anxiété, chez d'autres il aura un effet calmant.
Le café provoque également des brûlures d'estomac et pourrait augmenter le taux de cholestérol lorsqu'il est non filtré, en raison des lipides contenus dans les grains de café. Certaines substances issues de la torréfaction peuvent aussi être cancérigènes, reconnaît le Pr Costentin.
Les femmes enceintes devraient se contenter d'une tasse par jour, ajoute-t-il, et les femmes ménopausées éviter une "consommation excessive", qui augmente légèrement le risque d'ostéoporose. À forte dose (plus de 5 tasses par jour), il réduit également de 50% les chances de succès d'une fécondation in vitro, selon une étude présentée mardi à Istanbul.

Nutrition personnes âgées

Alimentation personnes âgées
mardi 30 septembre 2014, 13:41
Des chercheurs misent sur l'alimentation pour améliorer la santé des seniors
Une alimentation adaptée, combinée à l'activité physique, peut prévenir l'apparition de certains troubles liés à l'âge et retarder l'entrée en dépendance.
Vitamine A, oméga 3, polyphénols, aliments reconstitués ou enrichis en protéines, des chercheurs explorent de nouvelles pistes pour améliorer l'alimentation des seniors et leur permettre de rester en bonne santé le plus longtemps possible.
"La question n'est plus aujourd'hui seulement de savoir si nous allons vivre longtemps, mais si nous vieillirons en bonne santé" souligne Véronique Coxam directrice de recherche à l'Institut national de recherche agronomique (Inra) qui travaille sur la prévention nutritionnelle de l'ostéoporose.
Comme plusieurs de ses collègues, elle s'efforce de démontrer qu'une alimentation adaptée, combinée à l'activité physique, peut prévenir l'apparition de certains troubles liés à l'âge et retarder l'entrée en dépendance.
Pour Claire Sulmont-Rossé, une autre chercheuse de l'Inra qui travaille sur les processus sensoriels intervenant dans l'alimentation, il est important d'améliorer la prise alimentaire des personnes très âgées et souvent dénutries: c'est le cas de 4 à 10% de celles vivant encore à domicile, de 15 à 40% de celles en maison de retraite et de 30 à 70% de celles hospitalisées, selon les études.
"C'est un cercle vicieux, explique-t-elle: un apport insuffisant en énergie et en protéines augmente le risque de fractures et aggrave certaines pathologies existantes, ce qui accroît le risque de dénutrition".
Pour redonner aux seniors le goût de se nourrir, le programme Aupalesens, financé par l'Agence nationale de la Recherche (ANR) a identifié quelques gestes simples.
L'introduction d'un peu de variété en institution - les pensionnaires se sont vu proposer deux légumes au lieu d'un seul - a permis d'augmenter leur consommation de viande de 32%.
La mise à disposition de condiments, autres que le sel et le poivre - sauce tomate, ail, persil ou rondelle de citron - a eu le même effet sur leur appétit.
Pour les seniors âgés qui vivent chez eux, il suffit souvent, selon Mme Sulmont, de peu de choses: du fromage râpé dans la soupe, de la poudre de lait pour enrichir un flanc, quelques morceaux de viande ou de thon sur une salade.
A ceux qui souffrent de problèmes de mastication, elle recommande la cuisson basse température - qui permet des textures de viande très tendres- ou le recours à des aliments reconstitués, c'est à dire recombinés après avoir été transformés en purée.
Plutôt que de proposer systématiquement des bouillies ou des compléments nutritionnels comme des crèmes hyperprotéinées, il faut, selon la chercheuse, "respecter les goûts de la personne âgée et partir de ce qu'elle aime pour essayer d'augmenter la fraction de protéines et d'énergie consommée".
Des nutriments pour retarder le vieillissement-
D'autres chercheurs de l'Inra s'efforcent pour leur part d'identifier des nutriments susceptibles de retarder le vieillissement.
Plusieurs d'entre eux se sont intéressés au potentiel des polyphénols, des molécules contenues dans de nombreux fruits et légumes, comme la fisétine, connue pour ses propriétés anti-inflammatoires et qu'on trouve dans les fruits rouges ou l'oleuropéine, un extrait de la feuille d'olivier.
Selon Mme Coxam, tous deux pourraient jouer un rôle dans la prévention de l'ostéoporose, une fragilisation osseuse qui expose quelque 5 millions de personnes âgées, en majorité des femmes, à un risque accru de fractures.
Une étude clinique menée sur 64 femmes ménopausées a permis de montrer que l'oleuropéine donnée sous forme d'extrait pendant un an permettait de limiter la perte osseuse d'1% par an contre 2% par an sans traitement, souligne-t-elle.

Des travaux sont également menés sur les effets protecteurs combinés de la vitamine A (qu'on trouve principalement dans les viandes et notamment le foie) et des oméga 3 (présents dans les poissons gras) sur le cerveau.
Selon des travaux menés depuis plusieurs années, la vitamine A et les oméga 3 "agissent directement sur les neurones et améliorent leur connectivité" explique Sophie Layé, une autre chercheuse dont l'objectif est de retarder le vieillissement cognitif.
L'efficacité des deux compléments alimentaires est actuellement évaluée sur 300 personnes de plus de 75 ans dans le cadre de Nutrimemo, un projet financé par l'Etat pour mettre en place de nouveaux produits ciblant l'amélioration de la mémoire chez les seniors.

Les produits laitiers, toujours bons pour la santé !

Produits laitiers
mercredi 24 septembre 2014, 10:02
On sait que le lait et les dérivés du lait, yaourts ou fromages, crème et beurre, constituent un apport en calcium et en d'autres minéraux précieux pour la santé. Mais les produits laitiers ont aussi une mauvaise réputation car il faut, au moins pour le lait, être capable de digérer le lactose, le principal sucre présent dans le lait. De plus, toutes sortes de rumeurs font régulièrement la une des journaux populaires sur les dangers du lait pour la santé. C'est la raison pour laquelle on trouve de moins en moins facilement du lait entier dans les linéaires des supermarchés. Par contre les ersatz de lait à base de soja et de bien d'autres végétaux pullulent, renforcés en vitamines, organiques, sans pesticides, sans lactose, écrémés, allégés, reconstitués, sans OGM, formule croissance…
Quant aux yaourts et autres préparations fermentées ou non à base de lait, c'est carrément un florilège. Il y en a vraiment de toutes les couleurs et pour tous les goûts. C'est facile à comprendre puisque le lait entier UHT, celui qu'on trouve le plus facilement, n'apporte pas beaucoup de valeur ajoutée. Mais restons dans le basique en nous concentrant seulement sur 8 produits : lait, yaourt, fromage, fromage blanc, crème et beurre, lait demi-écrémé et yaourts allégés c'est-à-dire fabriqués avec du lait demi-écrémé. Définissons une portion de produits lactés ainsi : un quart de litre de lait (entier ou demi-écrémé) ou 175 g de yaourt ou 50 g de fromage ou encore 250 ml de fromage blanc. Prenons enfin un échantillon de personnes, hommes et femmes, en bonne santé et incluant dans leur régime alimentaire des produits lactés variés pour étudier quels sont les effets de ces derniers sur la santé en général.
C'est ce genre d'étude qui a été réalisée sur 233 participants (105 hommes et 128 femmes), tous résidant dans la ville de Québec ou sa périphérie, de trente ans d'âge moyen et tous en bonne santé. Ils ont été scrupuleusement suivis pendant trois années afin d'établir des corrélations entre la quantité de produits lactés qu'ils consommaient chaque jour et leur état métabolique général. L'étude dirigée par le Docteur Iwona Rudkowska de l'Université Laval a montré que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, l' " abus " de lait ou de produits dérivés du lait était plutôt bénéfique et pas seulement pour la solidité des os ! Si l'on revient à la définition d'une " portion " de produit lacté (lait ou dérivé) comme défini auparavant, il a pu être établi une relation statistiquement valable entre le nombre de " portions " quotidiennes et l'évolution de certains paramètres biologiques. Parmi ceux qui ont été suivis, citons les pressions artérielles systolique et diastolique (SBP et DBP dans la figure ci-dessous), la glycémie à jeun (FPG), l'insuline sanguine, les triglycérides (TG), le cholestérol total (Total-C), le cholestérol HDL (HDL-C) et le cholestérol LDL (LDL-C) le rapport cholestérol total sur cholestérol HDL (TC:HDL-C), la protéine C-réactive (CRP), l'interleukine-6 (IN-6) et enfin le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-a). HF et LF signifient respectivement lait entier et lait écrémé ou produit laitier allégé.
Comme on ne s'y attendait pas du tout, la consommation de lait et de produits dérivés du lait entraîne une baisse de la tension et de la glycémie à jeun aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le taux d'insuline circulante est significativement augmenté ainsi que la CRP. Dans le cas de la CRP, marqueur d'un symptôme inflammatoire, cette augmentation n'a pas pu être statistiquement corrélée ni à l'interleukine ni au TNF qui sont également considérés comme des marqueurs de symptômes inflammatoires. D'autres études de ce genre n'ont pas pu permettre de conclure quant à la signification de cette augmentation de la CRP qui pourrait provenir tout simplement d'un effet indirect de la flore intestinale. Cette éventualité n'a pas été abordée dans l'étude.
Cependant, dans tous les cas, la présence parmi les acides gras circulant dans le sang d'acide trans-palmitoléique, un acide gras présent naturellement dans le lait, est un bon marqueur de la consommation de lait ou de produits lactés car cet acide gras est spécifique du lait. Le taux de cet acide gras était toujours corrélé à la diminution de la pression artérielle comme le montre la figure ci-dessous tirée de l'article paru dans Applied Physiology, Nutrition and Metabolism en libre accès.
Finalement boire du lait entier, manger des fromages blancs arrosés de crème et des yaourts nature riches en matières grasses, ce n'est pas aussi mauvais pour la santé qu'on a pourtant tendance à le croire.
Source : Université Laval

Les aliments riches en potassium...

lundi 15 septembre 2014, 08:40 ...l'atout santé des femmes d'âge mûr
Il semblerait qu'après la ménopause, les femmes pourraient réduire leur risque d'AVC (accident vasculaire cérébral) en adoptant une alimentation riche en potassium, selon une étude menée à l'Albert Einstein College of Medicine du Bronx, aux Etats-Unis.
La directrice de l'étude, Sylvia Wassertheil-Smoller, a noté que des recherches précédentes avaient montré que le potassium pouvait faire baisser la tension, mais qu'elles n'avaient pas encore montré que ce minéral pouvait aussi prévenir les AVC.
"Nos résultats donnent une nouvelle bonne raison aux femmes de manger des fruits et légumes", explique le docteur Wassertheil-Smoller. Et d'ajouter, "les fruits et légumes sont une bonne source de potassium, et ils abaissent non seulement les risques d'AVC chez les femmes post-ménopausées, mais aussi leur mortalité".
Pendant 11 ans, les chercheurs ont analysé la consommation de potassium de plus de 90.000 femmes ménopausées âgées de 50 à 79 ans, et ont noté les incidences d'AVC sur ce panel.
En début d'étude, aucune participante n'avait subi d'accident vasculaire et l'apport moyen et quotidien de potassium par femme était de 2,611mg.
Les femmes qui affichaient les plus gros apports en potassium voyaient leur risque d'AVC baisser de 12% par rapport à celles qui consommaient très peu de ce minéral.
Les participantes qui présentaient une tension normale et qui ne suivaient pas de traitement contre l'hypertension voyaient leur risque décroître de 21%. En revanche, les femmes souffrant d'hypertension n'abaissaient pas leur risque d'attaque en augmentant leurs apports en potassium.
"Nos résultats montrent que les femmes doivent consommer plus d'aliments riches en potassium, conclue le Dr. Wassertheil-Smoller, "vous ne trouverez pas beaucoup de potassium dans la malbouffe". Elle a par ailleurs précisé quels aliments regorgeaient de ce minéral : les pommes de terre, les patates douces, les bananes et les haricots blancs.
Par contre, elle conseille aussi de vérifier avec son médecin traitant ses apports en potassium, soulignant au passage qu'une trop grande concentration de potassium dans le sang pouvait être néfaste pour la santé cardiaque.
A noter par ailleurs que cette étude n'a pas pris en compte les apports en sodium des sujets, or c'est bien l'équilibre entre les apports en sodium et potassium qui s'avère important. De plus amples recherches sont donc nécessaires à ce sujet, la chercheuse préconise aussi qu'il faudrait les ouvrir à un public plus jeune.
Cette étude est parue dans la revue Stroke de l'American Heart Association.

Voici une tarte tatin à la banane plus qu'express

NON: ce n'est pas une recette de la tradition toulousaine vous faut 4 ou 5 bananes bien mûres, petites ou grosses... (explication plus bas)
du beurre: plus vous en mettez, plus c'est calorique!
du sucre: même réflexion que ci-dessus ou du miel (prévoir du miel de lavande si possible)
une pâte feuilleté enroulée... un peu de cannelle en poudre
Pelez les bananes; les laisser entières ou coupées en deux si ce sont des très petites bananes, ou coupez en rondelles.... inutile de citronner, vous  les utilisez aussitôt!
Faites revenir dans une poêle avec une bonne cuillère à soupe de miel ou sucre en poudre qui, lui, est fondu dans un bon morceau de beurre.
Remuez délicatement et faire revenir de tous côtés à simple coloration;
saupoudrez de cannelle (possible rajouter des grains d'une gousse de vanille à la place de la cannelle)
Versez dans un moule bien beurré et recouvert de sucre
Déroulez la pâte feuilleté sur le moule à tarte ou "à manqué" et bloquez bien la pâte pour qu'elle cuise les rondelles de bananes bien closes.
Dans votre four, cuire à 180° th 7 pendant 20 mn maxi....

Si vous insistez, pour meilleure coloration, passez un jaune d'œuf ou, si vous ne voulez pas gaspiller, un peu de lait liquide: c'est, ENCORE, une de mes astuces de mon site!
Renversez sur un plat de service: c'est simple, non? vous dégustez un peu tiède... les gourmands posent une boule de glace sur le morceau de tarte... les bien enveloppées comme moi, s'abstiendront!

Le gland, fruit du chêne, bientôt de retour dans nos assiettes 

jeudi 3 juillet 2014, 15:37
Riche en minéraux et vitamine C, d'index glycémique bas, le gland, largement consommé par nos ancêtres, pourrait reprendre une place de choix dans notre cuisine
Pour répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale croissante -qui s'élève à plus de 7 milliards de personnes- utiliser de " nouvelles " sources alimentaires nutritives et écologiques pourrait s'avérer indispensable. Le gland –fruit du chêne – commence à susciter de l'intérêt en tant que source alimentaire alternative et pourrait faire son retour dans notre cuisine, comme le suggère un article publié sur le site Scientific American.
Le gland remplit un certain nombre de critères qui correspondent aux nouvelles " exigences " alimentaires du monde occidental: la recherche de nourriture provenant d'une source locale, de plantes sauvages comestibles, l'envie de consommer des produits nouveaux et exotiques, le besoin d'aliments sans gluten…
Si les glands sont rarement au menu aujourd'hui, il n'en était pas de même pour nos ancêtres. Des études sur les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique (Maroc) et du néolithique (tribus indiennes de Californie) ont montré qu'ils représentaient une part importante du régime alimentaire. La balanophagie – le fait de consommer des glands- a joué un rôle important dans de nombreuses cultures à travers le monde.
La composition nutritionnelle du gland et sa disponibilité en ont fait un aliment très consommé dans le passé : cru, bouilli, grillé sous forme d'huile, soupe, bouillie, farine, café…Il peut notamment être consommé à la manière des châtaignes grillées.
Des propriétés nutritionnelles intéressantes
Il existe de nombreuses variétés de chênes et leur productivité ainsi que la composition nutritionnelle des glands est variable en fonction de l'espèce et de l'environnement local. Cependant, en général, les glands sont plus caloriques par unité de poids que les grains de céréales, ils représentent une source fiable de vitamine C et d'amidon, et sont riches en magnésium, calcium et phosphore. Le gland possède également des index glycémique et insulinémique bas, ce qui le rend intéressant comme protection contre l'augmentation du glucose sanguin après les repas.
Les glands ne peuvent cependant pas être consommés dans leur forme brute : ils doivent d'abord être débarrassés de leurs tanins amers, grâce à un lessivage. Pour cela, il est possible de les passer après les avoir décortiqués dans des bains d'eau bouillante, en changeant l'eau jusqu'à ce que l'amertume disparaisse.
En Californie, région où le chêne est abondant, les Amérindiens consommaient beaucoup de glands. " En fait, pour la plupart des peuples indigènes, le gland était la base de la vie durant des millénaires " dit Kat Anderson, ethnobotaniste. Même si le gland n'est plus au centre de leur alimentation, ils continuent à en consommer et ont conservé des règles de collecte. " Laisser un peu de ce qui est récolté pour les autres animaux " et " Ne pas perdre ce qui a été récolté ".
Quels seraient les avantages à consommer les fruits du chêne? D'abord les glands sont à la fois faciles à collecter et à stocker (plusieurs années une fois séchés entiers dans leur coquille). Ils peuvent également être considérés comme un produit alimentaire " écologique": le chêne n'a pas besoin de contribution massive en eau, ni engrais, ni pesticide, ni pratique agricole.
Notons quand même que parmi les 500 espèces de chênes répertoriées, 78 sont en voie d'extinction. Et les raisons de ce déclin ne sont pas claires: propagation d'agents pathogènes, arrêt des incendies (utilisés pour augmenter la productivité), parasites exotiques, changement climatique…. Plusieurs hypothèses sont avancées.
Reste à savoir ce qu'il adviendra du chêne, si les espèces menacées sont la cible d'une récolte et si le gland devient un " must-have " gastronomique. Consommer le fruit des chênes est possible mais ne doit se faire qu'en adoptant un comportement " éco-responsable " et des méthodes de récolte durables. Ce sont des conditions indispensables pour que perdure dans le temps une pratique qui procure à la fois un intérêt nutritionnel pour le consommateur et préserve les nombreuses espèces de chênes.
D'après Peter Smallwood, professeur de biologie à l'université de Richmond,"tant que la récolte ne concerne pas les espèces en danger et qu'elle reste raisonnable et locale, cela ne devrait pas poser de problèmes aux arbres. Et pourrait même aider à maintenir les populations de chênes en leur redonnant de l'importance aux yeux des humains"…
D'ores et déjà, aux Etats-Unis, des amateurs partagent leur savoir-faire comme ici.
Source
Dawn Starin. Is Reintroducing Acorns into the Human Diet a Nutty Idea? Scientific American.

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Fumeurs: osez le poisson

Fumeurs: mangez du poisson vendredi 30 mai 2014, 11:34
Pour les fumeurs, manger du poisson atténue le risque d'infarctus
Les gros fumeurs qui consomment beaucoup de poissons et fruits de mer ont un risque diminué de 23% d'avoir une maladie coronarienne, par rapport à ceux qui en consomment peu
Alors que la consommation de poissons et fruits de mer est considérée comme protectrice vis-à-vis des maladies coronariennes, le fait de fumer est, quant à lui, un facteur de risque. Est-ce que l'action bénéfique du premier peut atténuer les "dégats" du second ? A en croire une étude réalisée au Japon et parue dans l'American Journal of Epidemiology, la réponse est oui !
Plusieurs observations ont été faites sur la population japonaise : une consommation élevée de poissons et fruits de mer, une proportion de fumeurs importante notamment chez les hommes et pourtant une prévalence de maladies coronariennes peu élevée. Quel rôle joue alors la consommation de poissons dans la diminution du risque coronarien, qui plus est chez les fumeurs ? C'est à cette question que les auteurs de l'étude ont tenté de répondre.
Pour cela, 72 012 hommes et femmes japonais âgés de de 45 à 74 ans et faisant partie de la Japan Public Health Centre-based Prospective Study on Cancer and Cardiovascular Disease (JPHC Study) ont renseigné deux questionnaires alimentaires à 5 ans d'intervalle dans la période 1995-2009. Parmi les 147 questions, 19 portaient sur la consommation des fruits de mer et du poisson. Parmi les participants, 41% des hommes étaient des fumeurs, et seulement 4% des femmes, des fumeuses.
Pendant le suivi, 584 cas de maladies coronariennes ont été relevés (101 fatals et 483 non-fatals) dont 516 cas d'infarctus du myocarde.
Les résultats montrent qu'il y a une association dose-réponse évidente entre le tabagisme et le risque de maladies coronariennes lorsque la consommation de poisson/fruits de mer est faible (<86g/jour), mais pas lorsque la consommation de poisson/fruits de mer est élevée (>86g/jour), celle-ci permettant d'atténuer l'association entre tabac et risque coronarien.
Les fumeurs ont été classés en trois groupes : légers (1 à 19 cigarettes par jour), modérés (20 à 29 cigarettes par jour) et gros fumeurs (plus de 30 cigarettes par jour). Chez les participants fumeurs qui consomment peu de poissons et fruits de mer, le risque de maladies coronariennes est multiplié par 2,39 pour les fumeurs légers, 2,74 pour les fumeurs modérés et 3,24 pour les gros fumeurs par rapport à des non-fumeurs. En revanche, pour les participants fumeurs qui consomment beaucoup de poissons et fruits de mer, le risque de maladies coronariennes diminue dans les trois groupes de fumeurs, sans atteindre cependant le risque plus faible du groupe non-fumeurs. Pour les fumeurs légers, la consommation élevée de poissons permet presque « d'annuler » le risque induit par le tabac.
Les non-fumeurs et les anciens fumeurs ont un risque beaucoup plus faible de maladies coronariennes et celui-ci n'est pas modifié par une consommation élevée de poissons et fruits de mer.
La présence d'acides gras dans le poisson, notamment celle des acides gras oméga-3 (EPA, DHA) qui pourrait contrebalancer les lésions endothéliales causées par le tabac est une des explications avancées quant à l'effet bénéfique de la consommation de poisson sur le risque coronarien des fumeurs.
Bien entendu, les auteurs soulignent que le meilleur moyen de diminuer le risque de maladies coronariennes est l'arrêt du tabac. Mais pour ceux qui ont des difficultés à stopper la cigarette, consommer beaucoup de poissons et fruits de mer pourrait être perçu comme une alternative "santé", un moindre mal. Il faut cependant garder à l'esprit qu'il s'agit d'études d'observation décrivant une association, pas forcément une relation de cause à effet.
Source
E. S. Eshak, H. Iso*, K. Yamagishi, Y. Kokubo, I. Saito, H. Yatsuya, N. Sawada, M. Inoue, and S. Tsugane for the JPHC Study Group. Modification of the Excess Risk of Coronary Heart Disease Due to Smoking by Seafood/Fish Intake. Am J Epidemiol. 2014;179(10):1173–1181

Le riz, c'est bon pour la santé

lundi 21 avril 2014, 09:34
Les mangeurs de riz ont tendance à associer les bons produits et entretiennent leur forme  Manger du riz vous permettra de garder la forme. De nouvelles recherches menées aux États-Unis, et publiées dans le très sérieux Food And Nutrition Sciences, viennent de démontrer que la consommation de la céréale permettait d'ingérer une quantité satisfaisante de potassium, de magnésium, de fer, de vitamine B9 et de fibres.
Les recherches ont consisté à juger si la consommation de riz avait un impact sur la bonne santé de 14.386 Américains. Et le constat est sans appel : ceux qui en mangent présentent un régime alimentaire plus consistant, incluant des taux plus importants de potassium, de magnésium, de fer, de vitamine B9 et de fibres.
A l'inverse, ces consommateurs ingèrent moins de graisses saturées et de sucres ajoutés. Autre découverte, les amateurs de riz ont tendance à associer davantage de fruits, de légumes, de viandes et de pois, ce qui favorise une alimentation équilibrée.
En résumé, le riz aide à manger sainement et permet de remplir la jauge des besoins nutritifs, quelle que soit sa couleur.

Les épinards contres les fringales

Cliquez pour agrandir l'image mercredi 12 mars 2014, 11:10
Des chercheurs suédois ont montré que les épinards ralentissaient la digestion des lipides et entraînaient un sentiment de satiété durable.
"Mange tes épinards si tu veux être fort comme Popeye"» Jamais sans sa fameuse boîte de conserve, le marin avalait d'un trait ces légumes riches en fer. Mais il semblerait que les épinards aient d'autres propriétés. Une équipe de recherche suédoise spécialisée en nutrition vient de découvrir qu‘ils ont un effet coupe-faim qui pourrait prévenir le surpoids.
En cherchant une solution naturelle pour ralentir la digestion et atténuer la sensation de faim entre les repas, Charlotte Erlanson-Albertsson, chercheuse en médecine nutritionnelle à l'Université de Lund en Suède, a demandé à son mari si une molécule non synthétique pouvait provoquer la satiété. Son époux, spécialiste en photosynthèse, la dirigea vers les thylakoïdes contenus dans les cellules des plantes vertes et notamment dans les feuilles. La chercheuse a donc choisit de se pencher sur les épinards.
Un jus d'épinard tous les matins
Cependant, manger des épinards ne suffit pas. «Il faut broyer, filtrer puis centrifuger les feuilles pour libérer les thylakoïdes des cellules, car notre corps ne peut pas les séparer des épinards frais», a expliqué dans un communiqué l'Université de Lund.
Pour évaluer l'effet des thylakoïdes sur la faim, quinze personnes ont pris, tous les matins, de la poudre d'épinard riche en thylakoïdes diluée dans de l'eau. Les participants ont rapporté qu'ils ne ressentaient pas l'envie de grignoter entre les repas. Comparé au groupe contrôle à qui on a donné une boisson sans thylakoïde, les quinze buveurs d'épinards «ont trouvé plus facile de s'en tenir à trois repas par jour», rapporte l'université.
Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que le «groupe thylakoïde» avait des taux sanguins d'hormones de satiété plus élevés et une glycémie plus stable que le groupe contrôle. Les scientifiques en ont donc déduit que les thylakoïdes déclenchaient la libération d'hormones de satiété dans les intestins.
Les thylakoïdes «contiennent des centaines de substances actives - galactolipides, protéines, vitamines A, E, K, antioxydants, béta-carotène, lutéine et ainsi de suite…», conclut le professeur Erlanson-Albertsson. Il est donc très probable que l'effet anti-fringale des épinards résulte de l'association de plusieurs molécules.
L'épinard est un légume feuille de la même famille que la betterave. S'il est connu pour sa richesse en fer, il présente également de hautes teneurs en provitamines A, vitamine B9, vitamine K, vitamine C et composés antioxydants, dotés d'effets protecteurs sur la santé.
Avec 23 calories aux 100 grammes, l'épinard s'impose comme l'un des légumes les moins caloriques.
Si l'essentiel de son apport énergétique est assuré par ses glucides, il fournit une quantité de protéines relativement importante pour un légume frais. Les lipides en revanche, ne sont présents qu'à l'état de traces.
Très riche en provitamines A, vitamine B9, et vitamine K, l'épinard apporte aussi de bonnes quantités de vitamines C, B6, et un peu de vitamine E.
Il constitue une bonne source de minéraux et oligo-éléments : il renferme beaucoup de fer, du magnésium, du calcium, du potassium, du cuivre, du zinc, de l'iode, du sélénium...
Ses feuilles sont bien pourvues en composés antioxydants : elles offrent fortes concentrations en lutéine et zéaxanthine, deux caroténoïdes non facteurs de vitamine A, ainsi que de l'acide férulique.
Ses fibres sont abondantes et constituées en majorité de celluloses et d'hémicelluloses.

Faites-le vous-même!



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