Le pouvoIr des fleurs




Les jeunes d'après-guerre
Les beatniks (ou beats) furent les premiers à contester la société matérialiste. Ils apparurent dès le début des années cinquante aux États-Unis, donc bien avant les hippies. Les  beats furent les premiers à contester la société matérialiste. Ils apparurent dès le début des années cinquante aux États-Unis, donc bien avant les hippies.
C'est la Beat Generation
La Beat Generation est un mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis. Le terme de " Beat Generation " fut employé pour la première fois en 1948 par Jack Kerouac pour décrire son cercle d'amis au romancier John Clellon Holmes (qui publiera plus tard le premier roman sur la Beat generation, intitulé Go). John Clellon Holmes définit le mouvement dans un article faisant office de manifeste esthétique, publié dans le New York Times en novembre 1952 : " This is the Beat generation".

Beat Generation

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William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac sont les précurseurs du mode de vie de la jeunesse des années 1960, celle de la Beat Generation, " qui a ébranlé la société américaine dans ses certitudes. Elle a directement inspiré aussi bien les mouvements de mai 1968 que l'opposition à la guerre du Vietnam, ou les hippies de Berkeley et Woodstock. Pourtant la Beat Generation a aussi contribué à enrichir le mythe américain. Sur la route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l'épopée vers l'ouest, à la découverte de mondes nouveaux. ". Alliant créativité débordante et fascination pour le milieu "Underground" des villes des côtes Est et Ouest des Etats Unis et tout l'art qui s'y crée (littérature, jazz, etc.), la Beat Generation témoigne également d'un attachement profond aux grands espaces, à la nature et aux spiritualités chamaniques dans lesquelles l'homme est partie intégrante du Cosmos.
L'adjectif " beat " (proposé par Herbert Huncke) avait initialement le sens de " fatigué " ou " cassé ", venant de l'argot américain, mais Kerouac y ajouta la connotation paradoxale de upbeat et beatific ; il se moquera souvent de l'appellation donnée au mouvement (il dit ainsi " I'm a Catholic, not a beatnik ").
Le sens premier fait donc référence à une génération perdue, fin de siècle même, beat signifiant pour John Clellon Holmes : " être dans la rue, battu, écrasé, au bout du rouleau " ; Les œuvres majeures de ces auteurs fondateurs sont le roman Sur la route de Jack Kerouac, le poème Howl d'Allen Ginsberg et le roman Le Festin nu de William Burroughs. En 1950, Corso rencontre Ginsberg, qui fut très impressionné par la poésie qu'il avait écrite alors qu'il était emprisonné pour vol. Les années 1950 furent marquées par des influences réciproques entre écrivains newyorkais et de San Francisco (Ginsberg, Corso, Cassady et Kerouac s'y installèrent même pour un temps). Ferlinghetti (qui dirigea la maison d'édition City Lights Press) prit une plus grande importance, ainsi que Rexroth (un poète issu du modernisme, plus âgé que les Beats, et qui exerça sur eux une profonde influence) dont l'appartement devint un point de rencontre obligé des discussions littéraires. Rexroth organisa la lecture de Six Gallery, où le poème Howl apparut pour la première fois.
À la parution de Sur la route en 1957 (l'ébauche en a été faite en 1951), les excellentes critiques (notamment de la rubrique littéraire du New York Times) en firent un best-seller instantané. Cet évènement entraîna la vague d'intérêt pour le mouvement Beat qui mit en lumière tous ses membres.
Le mot beatnik apparaît pour la première fois le 2 avril 1955 sous la plume de Herb Caen dans le journal San Francisco Chronicle. Le mot beat désignait depuis le XIXe siècle un vagabond du rail voyageant clandestinement à bord des wagons de marchandises. Peu à peu ce mot a pris le sens que lui ont donné les jazzmen noirs : beat en vint à signifier une manière de traverser la vie. Être beat devint " être foutu, à bout de souffle, exténué ". Le " beat " (" pulsation ") est aussi le " rythme " en musique (jazz).
Le terme beatnik, forgé à partir du mot beat et du nom du satellite russe Sputnik, était initialement péjoratif en cherchant à montrer que les beats étaient une communauté de communistes illuminés. Le terme resta et devint l'emblème d'une génération de jeunes gens chevelus et débraillés. Salut, beatnik ! est le titre d'une chanson écrite et interprétée par Léo Ferré en 1967. Les Beatniks est le titre d'une chanson écrite par Patrice Laffont et interprétée par Michel Sardou en 1966. On notera également la sortie en 1966 du titre "Faux Beatnik" interprété par Regis Barly.
Les beatniks rejetaient les tabous des squares (les personnes rigides qui ne profitent pas de la vie, les bourgeois). Ils rejetaient la société organisée et corrompue et les valeurs traditionnelles; ils voulaient vivre simplement, à fond. Ils se révoltaient contre le matérialisme, l'hypocrisie, l'uniformité, la superficialité. Ils voulaient créer une société de sentiments simples, sans préjugés.
Les yippies, quant à eux, avaient presque les mêmes idées que leurs prédecesseurs beatniks, mais étaient plus engagés politiquement. Ils voulaient continuer le combat contre la société et ses injustices. Ils étaient pour la plupart des jeunes de gauche actifs, dressés contre la guerre au Vietnam et le racisme. On ne les trouvait qu'aux Etats-Unis, à la fin des années soixante. Il faut également noter que, durant les années soixante, en France, la majorité des jeunes étaient des yé-yé, c'est-à-dire qu'ils suivaient une certaine mode vestimentaire et musicale qui n'avaient rien à voir avec les hippies. Par exemple, ils étaient fans de Sylvie Vartan, et pas de Janis Joplin. De même, ils n'arboraient pas de cheveux longs, mais plutôt des coupes courtes et originales. Bref, ils faisaient plutôt partie des jeunes "branchés", "dans le vent" alors que les hippies étaient contre le fait de suivre une mode.
(Tout de même, certains jeunes comme moi, aimaient aussi Janis, Jimi et Joe Cocker)
Aux États-Unis, les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l'ordre établi; Ville cosmopolite, San Francisco vit une effervescence culturelle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, attirant écrivains et artistes de tout acabit. Au cœur même de la ville, le quartier de Haight-Ashbury devient l'épicentre du mouvement hippie qui secoue l'Amérique. La jeunesse en fleurs déferle sur le quartier dont la population se gonfle de voyageurs et fugitifs provenant des quatre coins du pays. En 1967, près de 10 000 jeunes se rassemblèrent dans le Golden Gate Park, à l'occasion du célèbre " Human be-in ".
Les précurseurs des hippies
• Lawrence Ferlinghetti fut l'un des fondateurs du mouvement " beat " à San Francisco. Sa librairie, City Lights, devient le lieu de rendez-vous des écrivains " beat ".
• Éditeur et poète politiquement engagé, Ferlinghetti compose ses poèmes sur bandes magnétiques, la plupart étant destinés à être lus à haute voix dans les cafés et les boîtes à chansons.
• Le terme beatnik a été forgé par un journaliste s'inspirant du mot spoutnik en ces années de guerre froide pour désigner les jeunes bohèmes en révolte contre la société américaine. Les écrivains " beat " refusent cette appellation qu'ils jugent péjorative. 
beatnicks, beat génération
Les Doors





Kerouac, au bout du rouleau 

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Ça y est ! Le fameux rouleau est enfin publié. Plus de cinquante ans après la sortie d'une version édulcorée, celle-là même qui rendit célèbre Jack Kerouac (1922-1969), le tapuscrit original de 40 mètres de long, du mythique Sur La Route, est traduit tel quel en français, dans toute sa crudité, sa densité, et avec les noms réels des personnages.
Centre de gravité aveuglant de ces picaresques pérégrinations, véritable quasar de la Beat Generation, Dean Moriarty redevient pour de bon Neal Cassady. Il est assurément le gémeau infernal du poète, celui qui l'exalte, le fascine, souvent l'inspire, mais qui l'entraine hélas aussi sur la voie de la perdition. Par lui tout se noue et se dénoue, les amitiés, les disputes, et toujours plus fort, l'esprit d'aventure, la quête de l'insaisissable. Autour de lui papillonnent les femmes, jolies, aguichantes, qu'il aime avec une énergie peu commune, qu'il partage aussi en grand seigneur, mais qu'il abandonne souvent aussi vite qu'il les conquiert... Un rythme infernal. C'est peu dire que Cassady avait le sexe à fleur de peau. Comme le constatait Kerouac, "le fils de l'Arc en Ciel portait son tourment dans sa bite-martyre"...
Jack quant à lui ne vit, ne respire, ne pense quasi qu'en référence à cette âme damnée. S'il parvient parfois à échapper à cette attraction diabolique, c'est pour mieux y retomber dès que leurs deux itinéraires sont amenés à se croiser à nouveau.
Pour autant, cette odyssée en roue libre, si elle reste emblématique d'une époque, n'est pas à mon sens le chef d'oeuvre de Kerouac. Trop erratique, trop répétitive, à force de parcourir des miles en tous sens, sans but, sans vraie aspiration, d'Est en Ouest, du Nord au Sud, et retour. De ratages pathétiques en rendez-vous manqués, la "nuit américaine" ressemble à cet "orage miraculeux" dans le Missouri où "le firmament, n'était plus qu'un pandémonium électrique". Tout cela est magnifique et magnétique, mais vain...
Le fait est que Sur la Route, souvent Kerouac avoue à demi mot, son spleen et sa frustration. A certains moments il a comme la prescience de l'inévitable échec de cette entreprise, et se sent alors "si seul, si triste, si fatigué, si tremblant, si brisé, si beat..."
Il y a toutefois des lendemains qui chantent et d'heureux hasards qui l'amènent parfois à côtoyer d'éphémères bonheurs.
Comme durant ces quelques semaines en Californie, auprès de Béatrice, jeune et adorable Mexicaine rencontrée au cours d'un voyage en car. Il crut un instant à l'amour fidèle, et presque à une vie rangée.
Dans ces moments, il observe le monde cosmopolite autour de lui et le beat devient euphorique : "Les trottoirs grouillaient d'individus les plus beat de tout le pays, avec, là haut, les étoiles indécises du sud de la Californie noyées par le halo brun de cet immense bivouac du désert qu'est L.A. Une odeur de shit, d'herbe, de marijuana se mêlait à celle des haricots rouges, du chili et de la bière. Le son puissant et indompté du bop s'échappait des bars à bière, métissant ses medleys à toute la country, tous les boogie-woogie de la nuit américaine.../... Des nègres délirants portant bouc et casquette de boppers, passaient en riant, et derrière eux, des hipsters chevelus et cassés, tout juste débarqués de la route 66 en provenance de New York, sans oublier les vieux rats du désert, sac au dos, à destination d'un banc public devant la Plazza, des pasteurs méthodistes aux manches fripées, avec le saint ermite de service, portant barbe et sandales. J'avais envie de faire leur connaissance à tous de parler à tout le monde..."
La force de cette littérature sans repère, est d'être fondée sur une sincérité absolue, et de révéler une spontanéité digne des meilleures envolées saxophoniques de Lester Young, de John Coltrane ou de Charlie Parker. Outre les trouvailles stylistiques, outre la puissance descriptive, ce long chant halluciné, jeté pêle-mêle, sans queue ni tête, et sans reprendre haleine, est imprégné d'une candeur touchante. Kerouac est un pur égaré. Il cherche quelque chose mais il ne sait pas quoi. Comment le trouver ?
Il a jeté tout son génie poétique dans ce capharnaüm de bouteilles, de mégots, de joints, de flacons de benzédrine, consommés, fumés, vidés avec frénésie pour se procurer l'ivresse et tenir la distance; il a mis toutes ses espérances dans cette cavalcade perpétuelle, dans ces bagnoles ivres, roulant vers nulle part à toutes blindes, traversant les villes à la vitesse de la lumière, courant après des amours folles, allumées comme l'amadou, mais bâclées, gâchées par trop de délire et de négligences. Et il a vécu avec dans les tripes, le beat déjanté, prodigieux, si réconfortant, mais si triste du jazz. Son beau regard embué a fini par se noyer dans un lent désespoir, un blues incurable.
L'épopée se termine au Mexique, où l'espace d'un instant, après avoir franchi le Rio Grande, c'est l'illusion de la paix trouvée, enfin: "Derrière nous le continent américain et tout ce que Neal et moi on avait appris de la vie, et de la vie sur la route. On l'avait enfin trouvé, le pays magique au bout de la route, et sa magie dépassait de loin toutes nos espérances..."
Mais, partis à la rencontre de William Burroughs, les Anges de la Désolation ne trouveront que l'alternance de jungles étouffantes, de déserts torrides, ponctués d'hostiles cactus candélabres, et d'insectes agressifs par milliers. L'amour rêvé, les célestes béatitudes, se termineront en piteuses orgies dans de misérables bordels à 3 pesos, assaisonnées de beuveries insensées, et Neal une fois de plus fera faux bond, en repartant sans raison du jour au lendemain vers le Nord...
En somme, si d'une phrase il fallait résumer ce périple sans fin, quoi de mieux que l'espoir lancinant de délivrance, si bien chanté par Bob Dylan, légataire inspiré de cette génération perdue:
I see my light come shining
From the West unto the East
Any day now, any day now
I shall be released...

Hippies

Le mouvement hippie était un courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis avant de se diffuser dans le reste du monde occidental. Les hippies, issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby-boom de l'après-guerre, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation.
L'ouverture à d'autres cultures, un besoin d'émancipation et la recherche de nouvelles perceptions sensorielles les amenèrent aux expressions artistiques du psychédélisme. Dans leurs communautés, ils tentèrent de réaliser leur aspiration à vivre librement, dans des rapports humains qu'ils voulaient plus authentiques.
En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence majeure dans la culture, en particulier dans le domaine musical. L'assimilation de nombreuses valeurs issues de ce courant a apporté une évolution des mœurs de la société dans son ensemble même si le mouvement lui-même s'est rapidement dissous, en partie par son manque d'organisation et à la suite de ses excès.Aux États-Unis, les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l'ordre établi.
Dans les années 1950, on assiste à l'émergence du phénomène de la contre-culture aux États-Unis avec le mouvement " beat " lancé par Jack Kerouac. La contre-culture se définit par une révolte globale contre un système et un rejet de la société de consommation américaine. La parution de Sur la route de Jack Kerouac en 1957 donna un livre culte à toute une génération en rupture avec l'idéologie dominante. À l'instar des héros de Kerouac, la jeunesse s'identifia à la vie de bohème et prit la route. Les hippies sont en quelque sorte issus du mouvement beatnik.
En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence majeure dans la culture, en particulier dans le domaine musical. L'assimilation de nombreuses valeurs issues de ce courant a apporté une évolution des mœurs de la société dans son ensemble même si le mouvement lui-même s'est rapidement dissous, en partie par son manque d'organisation et à la suite de ses excès.
Festival de woostock, musique, Joe Cocker,
Les jeunes de l'époque en avaient assez de l'ordre établi: leurs parents leur répétaient sans cesse les mêmes choses en croyant faire cela pour leur bien. En fait, c'était tout le contraire: à force d'obliger leurs enfants à être sages, raisonnables, modèles et à entrer dans le système, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie, se rebeller. Ils ne comprenaient pas l'acharnement de leurs aînés à vouloir toujours plus d'argent et de biens matériels. Eux, tous ce qu'ils demandaient, c'était profiter de leur jeunesse comme ils l'entendaient. Ce n'était pas forcément une preuve d'immaturité, mais plutôt une autre vision de la vie. Ainsi, par exemple, ils se défoulaient en écoutant de la musique rock; cela leur changeait les idées.
Voici ce que se disent les jeunes à l'époque "Ainsi vont les choses dans nos sociétés dite de consommation: passée l'adolescence, âge irrécupérable mais dont on sait qu'il n'a qu'un temps, une certaine image de vous-même vous attend, tirée d'ailleurs à plusieurs millions d'exemplaires; elle vous guette d'autant plus tôt que votre famille ne dispose pas des ressources financières qui, quelques années encore, vous garantiraient le droit à l'irresponsabilité. Gare à vous si vous ne marchez pas ensuite. On vous culpabilisera d'abord ; quelques bonnes lois feront le reste."
Ceci traduit très bien le malaise présent chez beaucoup de jeunes de cette époque. En fait, ils ne supportaient pas d'avoir un avenir tout tracé par la société: faire son permis de conduire, avoir si possible une bonne situation financière, se marier, avoir des enfants et une maison, etc… À partir de 18-20 ans, il leur fallait pouvoir commencer à "s'assumer" : finir leur formation puis trouver du travail, devenir "M. Tout Le Monde", se couper les cheveux, arrêter de fumer des joints; bref, laisser tomber leur culture alternative qui faisait toute leur originalité, pour perdre en quelque sorte leur personnalité et leur individualité… Les vieux, les "croûlants" obligeaient par force; ils obligeaient leurs enfants à être sages, raisonnables, modèles et à entrer dans le système, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie, se rebeller. Ils ne comprenaient pas l'acharnement de leurs aînés à vouloir toujours plus d'argent et de biens matériels. Eux, tous ce qu'ils demandaient, c'était profiter de leur jeunesse comme ils l'entendaient, danser, rire, s'éclater!

Petit glossaire de termes hippies


Digger: Organisme de bienfaisance hippie dont le nom dérive d'une secte d'altruistes anglais du XVIIe siècle qui s'occupait des pauvres. Des organisations offrant gratuitement nourriture, gîte et moyens de transport aux voyageurs s'ouvrent dans plusieurs villes américaines.

Droppers: Désigne tous les hippies qui fuient le système établi.

Love-in: Réunion rituelle consacrée au culte de l'amour pendant laquelle on prêche ou bien on fait l'amour.

Smoke-in: Réunion pendant laquelle on fume de la marijuana


Le pouvoir des fleurs, Mai 68
Les hippies veulent changer le monde par le " Flower Power " et accrocher des fleurs au bout des fusils: lorsqu'un hippie offrait une fleur à quelqu'un, cela symbolisait l'amour de son prochain, de la nature et de la paix.  Les policiers sont parfois déroutés face à l'attitude de ces jeunes qui tendent l'autre joue, à l'image du Christ, lorsqu'ils sont l'objet de répression.
Voici un texte intitulé "La Révolution par le rock", écrit en 1971 par Jerry Rubin:
"En apparence, le monde des années 50 avait la bonne placidité d'Eisenhoweer. Satisfait et béat comme un grand reportage sur les "Fans d Ike", papa-gâteau.
Par en dessous, la masse silencieuse des opprimés avait saisi ses chaînes à deux mains. (…)
L'Amérikkke était coincée dans ses contradictions.
Papa regardait avec fierté sa maison et sa voiture, sa pelouse taillée au ciseau à ongles. Tous ces biens qui justifiaient sa vie. Il essayait de nous une bonne éducation: il voulait nous apprendre à marcher droit sur la droite de la Réussite.
Travaille ne joue pas
Étudie ne traîne pas
Obéis ne pose pas de questions
Intègre-toi ne te fais pas remarquer
Sois sérieux ne te drogue pas
Fais de l'argent ne fais pas d'histoires (..)
On ne savait plus où on en était. Comment arriver à comprendre qu'il fallait bosser dur pour acheter des baraques toujours plus hautes ? Des bagnoles toujours plus longues ? Des pelouses taillées au ciseau toujours plus grandes?
On en devenait fous. On ne pouvait plus tenir.
Elvis bousilla l'image papa-gâteau d'Eisenhower en secouant à mort nos jeunes corps emmaillotés. L'énergie sauvage du rock gicla en nous, toute bouillante, et le rythme libéra nos passions refoulées.
De la musique pour libérer l'esprit.
De la musique pour nous unir."
Le mouvement hippie amène une nouvelle morale fondée sur le règne du plaisir et la disparition de la notion judéo-chrétienne de péché. Cherchant à faire éclater les tabous de la société puritaine, les hippies sortent la sexualité de la sphère religieuse.  Le sexe est vécu sans entraves, comme mode de communication et d'expression spontanée. Cette nouvelle liberté sexuelle va se répandre par la diffusion de la pilule anticonceptionnelle à la fin des années 1960. Ignorant les convenances et la honte du corps, les hippies n'hésitent pas à se montrer nus puisque pour eux la nudité symbolise l'innocence et le bien-être.
Enfants-fleurs et policiers
• Des hippies de Manhattan qui avaient été matraqués par les policiers lors d'un rassemblement ont ensuite organisé un pique-nique pour les enfants des policiers et un concert pour les agents eux-mêmes.
Le terme hippie fut utilisé pour la première fois en septembre 1965 dans un journal de San Francisco, l'Examiner. Il fait référence à l'argot hip, "dans le vent ", qui désigne un rythme jazz ou encore un fumeur de haschisch.
Pour les hippies, le travail n'est pas une nécessité mais doit profiter à tous. Ils dénoncent l'utilisation des machines, le travail à la chaîne, source d'abrutissement pour les travailleurs. C'est le désir des jeunes de mettre en commun leurs talents et de redistribuer l'argent plutôt que de chercher à faire des profits. Plusieurs diplômés universitaires choisissent de vivre de l'artisanat, fabriquant de petits objets, travaillant le cuir ou le suède.
Dans leur désir de fuir la société industrielle, les enfants-fleurs renouent avec les cultures traditionnelles et vivent un retour à la terre. Une des réalisations de l'univers hippie est la commune rurale où se retrouvent les jeunes désireux de vivre en harmonie avec la nature. Inspirés par le mode de vie des Amérindiens, ils se construisent des maisons hétéroclites (tentes, cabanes de bois) et cultivent des légumes biologiques.
Dans les années 1960, une trentaine de ces communautés rurales étaient dispersées à travers les États-Unis. L'écologie, en tant que forme d'opposition à la société de consommation, trouve ainsi une de ses sources dans le mouvement contre-culturel des années 1960.
Au cours des années 1970, le mouvement hippie dérive et l'utopie communautaire s'étiole.
Plusieurs facteurs y contribuent, notamment le glissement des drogues psychédéliques vers les drogues dures, causant dépendance et overdose. L'idéal communautaire est fortement ébranlé par l'affaire Manson, gourou d'une communauté à caractère sectaire qui commanda plusieurs assassinats en 1969. Enfin, la récupération des moyens d'expression de la contre-culture hippie (habillement, musique) par l'industrie du disque ou de la mode marque le déclin de ce mouvement.
• Drop City, dans le Colorado, est le nom de la communauté hippie vivant dans des dômes aux couleurs criardes, construits avec de vieux toits de voitures fixés les uns aux autres. Le but de cette communauté, selon un de ses fondateurs, était de " créer un orgasme permanent ".

Woodstock: le festival des festivals

Peace and Love

Peace and Love, Faites l'amour et pas la guerre, Mai 68,
On le voyait partout
Mais, si l'on y regarde bien, on en apprends de belles!
Le symbole Peace and Love, le logo du pacifisme et de la non-violence, l'emblème des opposants à l'armement nucléaire… Il est compris dans le codage Unicode sous le numéro U+262E sous le terme symbole de la paix (Peace symbol).
Symbole de la paix associé à l'expression Peace and love C4 est une expression de la langue anglaise signifiant " paix et amour ", employée comme signe de reconnaissance dans les années 1960 par les hippies, et à laquelle est associé le symbole de la paix, ☮.
Connu depuis la fin des années 60 (Faites l'amour, pas la guerre) Le 21 février 1958, Gerald Holtom designer britannique membre de la Campagne pour le désarmement nucléaire dessine l'emblème des opposants à l'armement nucléaire, qui repris ensuite par le mouvement hippie devient l'emblème de la contre-culture.
Certaines personnes pensent voir dans ce symbole une croix de Néron, la patte d'une colombe ou encore un couple faisant l'amour (le trait vertical pour l'homme ; les traits latéraux, les jambes de la femme).
En réalité, ce serait un N et un D (initiales de Nuclear Disarmament – Désarmement Nucléaire) dans le langage sémaphore.
D'autres y voient un symbole SATANISTE: une croix brisée inversée. Rappelons que le satanisme étaient très présents dans les années 70 (renseignez-vous sur Aleister Crowley et Anton Lavey,). On dit aussi qu'il allait  de pair avec les techniques de conditionnement et de manipulation de " l'intelligence" des services secrets en période de guerre froide, et , la grande offensive menée contre les religions du livre qui va de pair avec la déstructuration de la notion de Famille, l'avortement etc. Tout ceci aurait entrainé une vulnérabilité des Etats face au libéralisme colonisateur.
Un symbole n'a de signification que celle qu'on lui prête ! et l'imagination des après-seventies de quelque décennies qu'ils soient est plus que débordante... jugez-en.
L'un dit: "ce symbole est une ouverture à l'autre, quel qu'il soit.

Faites l'amour, pas la guerre

Coccinnelle, la voiture des hippies
Faites l'amour, pas la guerre est à l'origine un slogan antiguerre issu de la contre-culture des années 1960 aux États-Unis (Make Love, Not War). Utilisé principalement par les opposants à la guerre du Viêt Nam, il a été repris pour d'autres guerres par la suite. Gershon Legman prétend en avoir été l'inventeur lors d'une conférence à l'Université d'Ohio en 1963. Penelope et Franklin Rosemont l'ont rendu populaire en imprimant des milliers de badges distribués lors de la marche pour la paix à la fête des mères de 1965. Ils furent les premiers à l'imprimer.
Le slogan réapparaît dans la culture populaire fréquemment par la suite, comme dans la chanson de John Lennon Mind Games en 1973, ou encore celle de Bob Marley "Trouble no more", la même année (Make love and not war cause we don't need no trouble), et en France par Francis Lalanne avec son titre "Fais moi l'amour, pas la guerre" ainsi que Raymond Devos avec son sketch du même nom.
Ce slogan qui, à l'origine, mettait l'accent sur " pas la guerre ", a fréquemment été utilisé par la suite pour insister sur " Faites l'amour ", en particulier dans les discours sur la révolution sexuelle.
L'expression a parfois été détournée, comme dans Faites l'amour, pas la guerre... ou bien faites-les deux : mariez-vous !
Psychédélique
En déplaçant notre regard sur les espaces " découpés " par les traits noirs, on peut voir – sur le cercle de la terre, les 4 pts cardinaux… déséquilibrés : deux " gros blocs " au nord et deux petits au sud. J'y lis la représentation de notre " cible " : rééquilibrer la terre économiquement.
Pour mémoire, astronomiquement, la terre est représentée comme un cercle barré d'une croix. Cela n'a aucun sens religieux, mais signifie : longitude et latitude.
Encore une chose : le " grand " Théodore Monod, ethnologue et humaniste " coureur des déserts " arborait volontiers cet insigne jusqu'à sa mort !"
L'autre averti: "l'origine de ce symbole est un rune nordique,  " Eliaz  " signifiant à la fois : l'homme, et aussi protection des dieux.
Cependant cet ancien symbole a été inversé, manipulé par quelque force occulte qui se moque éperdument de votre bien être.
La rune inversé signifie quelque chose comme : l'homme mort, sans protection. Trouvez-vous  " cool  " de porter ce symbole ?
Le mouvement flower-power qui a généreusement contribué à la propagation de ce signe est directement responsable de milliers de morts par overdose et continue d'engraisser les caisses des mafieux. Cela équivaut a une guerre sans pitié. Le F.B.I. rit en silence.
Si vous êtes amoureux de la vie, ne portez pas ce symbole, ou alors retournez le, afin qu'il reprenne sa signification réelle. Sinon, vous êtes complétement stupide.Nous sommes manipulés".
Un autre, pas content affirme: " ce symbole, l'origine première, la Vraie origine: dans l'Antiquité, il y avait un empereur, Néron qui persécutait les chrétiens et qui avait pour symbole une croix renversée aux bras cassés, ce symbole."
Un autre, plus accommodant dit: On n'est jamais sûr de rien mais il y a toujours une raison à tout, consciente ou inconsciente, contrôlable ou incontrôlable. Certains symboles ont un sens " direct " et en même temps un sens caché (à titre de " jeu " ou pour ralliement à une cause, un groupe… une secte…).
Sans l'explication Originelle du choix du symbole, son époque, la " civilisation " qui l'a conçu, le contexte, toute analyse de sa signification est soumise à beaucoup d'alea. De plus, les symboles les plus forts sont souvent les plus simples, du coup on les retrouve dans différentes cultures, à différentes époques, avec parfois différentes interprétations.
A notre époque, les symboles de base ont tellement été " remaniés " que je pense naïf d'y voir une connotation tant que les raisons de son existence n'ont pas été énoncées clairement. 
S'agissant du sigle P&L, si son créateur (ou sa descendance) corrobore la version du National Geographic alors " C'est ".
Et puis, regardons les actes. Si les anti-armement-nucléaires sont des satanistes alors dans la bonne logique binaire, manichéenne des extrémistes judéo-chrétiens, on peut en déduire que les catholiques extrémistes sont POUR l'armement nucléaire, non ? (je blague…ironie).
En effet ce symbole pourrait être un talisman d'origine satanique, et aurait été inventé pour faire croire aux gens que le fait d'avoir des relations sexuelles libre et sans retenu était bien (on en voit encore le résultat de nos jours) ! La révolution sexuelle des hippies en est la preuve flagrante, leur gout pour les drogues, plus ou moins durs, date également de cette période.
Pour parler d'Aleister Crowley (ami entre autres d'Adolf Hitler), cet homme était un sataniste qui réalisait des rites sexuels et consommait de la drogue. Il serait également possible qu'il soit le grand père illégitime de George W. Bush, car il aurait eu des relations avec Pauline Pierce (la grand-mère de George Bush) à des dates qui coïncide avec la naissance de George Bush senior.
De plus, les hippies sont connus pour écouter de la musique de personnes qui avait pour idole ce même Aleister Crowley, (les Beatles, (les Beatles on bien confirmé prendre Aleister Crowley comme un de leurs héros (présent sur la pochette d'un de leur disque), Jimmy Hendrix, Jimmy Page, Ozzy Osbourne….) pour ne citer que les plus connus. Tous ces hommes on soit écrit des chansons en l'honneur de ce sataniste, ou on utiliser la technique de " backmasking ", qui consiste à faire passer des messages subliminaux dans les chansons. On peut entendre ces messages en inversant la lecture d'une chanson pour entendre d'autres paroles. Les premiers à l'avoir fait sont les Beatles et les messages sont souvent étranges, souvent des choses parlant de Satan. (vous pouvez trouver des vidéos la dessus sur le net)
Ce type de messages existe encore de nos jours.
En bref, ça fait un certains nombres de choses étranges pour un simple symbole, sois disant de paix. Réfléchissez bien avant de tout prendre pour argent comptant !!!
Plusieurs versions différentes concernant l'origine de ce symbole peuvent donc être justifiées. Que ceux qui n'ont pas effectué d'études précise sur le sujet ne juge pas leur vision des choses comme la meilleure ou l'unique. Mon avis personnel est que quel qu'ont été les premières utilisations du signe "Peace and Love", l'importance réside dans ce qu'il représente dans l'inconscient collectif actuellement : un symbole de paix. Toute personne arborant ce symbole avec des intentions pacifiste aura donc raison de le faire car même si il a pu s'agir avant, par exemple, d'une " rune maléfique ", les gens n'y verrons que le " peace and love ". Un symbole n'a de signification que celle qu'on lui prête! La croix gammée est loin, à la base, d'être un symbole nazi mais c'est pourtant un message de aine qu'elle va porter dans l'esprit de la majorité. "
Et un autre enfonce le clou:
"J'ai eu la même réflexion, pourquoi chercher la symbolique de base d'un symbole si aujourd'hui il représente, dans le conscient (et non l'inconscient) collective un message de paix. Car oui la différence entre conscient et inconscient et important. On en a vu des choses sur ça, et sur les messages subliminaux jouant sur l'inconscient. La science elle-même montre que notre inconscient est fort, voir plus fort que notre conscient.
Pour ton exemple de la croix gammée, elle était à la base un symbole aidant à être relaxé détendu, ce que souhaitai Hitler en prenant ce symbole, c'était " d'endormir " les gens afin de leur insuffler ses idéaux. Le fond rouge du drapeau nazi avait son importance aussi, car le rouge est la couleur du spectre lumineux que l'on voit le mieux, et qui attire donc beaucoup (on voit ce que ça a donné). J'aime l'exemple de coca cola, qui est, comme chacun le sait aujourd'hui, la boisson la plus vendu au monde, et surement pas juste pour son gout….!
Bien sûr à chacun de voir s'il croit ou pas à ces capacités inconscientes de notre cerveau, mais ce qui est sûr, c'est que ceux qui créent tous ces symboles et ces codes le pensent, et le font dans ce but précis de contrôler les esprits.
Jimmi Hendrix

Festival de Woodstock

Love, www.nos18ansenmai68.com
En août 1969 eut lieu le festival de Woodstock, un festival de musique.Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes affluent au festival, à l'origine prévu pour accueillir 50 000 spectateurs. Ce grand rassemblement demeure le point culminant de la contre-culture des années 1960 et du phénomène hippie. Des morceaux joués à Woodstock deviendront légendaires, comme le Star Spangled Banner revisité par Jimi Hendrix dans un solo de guitare où il imite des bombardements de B-52 pendant la guerre du Vietnam, le Soul Sacrifice de Santana avec un solo épique de batterie, le Fish Cheer/I-Feel-Like-I'm-Fixing-To-Die-Rag de Country Joe McDonald avec la phrase légendaire : " Give me a F! Give me a U! Give me a C! Give me a K! ", I'm Going Home de Ten Years After, où le guitariste Alvin Lee essaie de trouver un titre de guitariste le plus rapide, le With a Little Help from My Friends des Beatles repris par Joe Cocker et le Freedom chanté par Richie Havens. La presse parle du plus grand happening de l'histoire.
Au festival de Woodstock, en 1969, jeunes hommes et femmes se mélangeaient dans l'eau, nus et sans aucune inhibition. Cela choqua l'Amérique entière, et c'était le but !
Une semaine plus tard, le festival de l'île de Wight, avec Bob Dylan en vedette et 250 000 spectateurs eut une ampleur comparable. Contrairement aux États-Unis et à l'Angleterre, les grands festivals rock n'eurent pas en France le même caractère rassembleur. En 1967, le premier spectacle psychédélique à Paris, La Fenêtre rose, n'attira encore que peu de monde. Le premier festival, refusé par plusieurs municipalités françaises, eut finalement lieu à Amougies, en Belgique, fin 1969[30]. En 1971, un festival gratuit fut organisé à Auvers-sur-Oise, mais s'il ressemblait bien à celui de Woodstock à cause de la pluie et de la boue, il fut finalement annulé dans la nuit à cause de divers problèmes techniques alors que 20 000 personnes étaient rassemblées

Musique en France

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La mode en France fut aussi aux films et comédies musicales américaines. Parmi les plus connus, on peut citer "Easy Rider"(roadmovie racontant l'histoire de deux motards qui traversent l'Amérique, et qui rendit célèbre la chanson Born to be wild), "Oh! Calcutta!", "Godspell", "Tommy" (du groupe The Who), "Jesus Christ Superstar" et "Hair".

Cette dernière fut très choquante pour le commun des Français, car pour l'époque, la liberté sexuelle qui y était montrée était presque à la limite de la pornographie ; il n'y avait plus de tabous ! "Hair" prenait aussi position contre la guerre du Vietnam.
John Lennon
En France, mai 1968 vit se déployer une contestation multiforme de tous les types d'autorité. Une partie active du mouvement lycéen et étudiant revendiqua notamment la "libéralisation des mœurs", et au-delà, contesta la " vieille Université ", la société de consommation, le capitalisme et la plupart des institutions et valeurs traditionnelles. Si ces revendications sont proches des leurs, l'ouvriérisme et les arguments liés à la "lutte des classes" sont par contre étrangers à la contre- culture hippie qui se situe plus dans ce qu'Edgar Morin appellera un " gauchisme existentiel " amenant à changer la vie quotidienne plus que le système politique
Lignes tirées de wikipedia.org



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Ci-après, la caricature du génial et inoubliable, indémodable et indépassable

JIMI HENDRIX


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De tous temps, une révolte de la jeunesse

http://jimboland.hautetfort.com
  • 1918-1970 Chronologie des libertés
  • 1918 Premier manifeste Dada.
  • 1924 Manifeste du surréalisme, d'André Breton.
  • 1928 Un chien andalou, de Luis Buñuel et Salvador Dali.
  • 1936 En finir avec les chefs-d'oeuvre, d'Antonin Artaud, révolution dans la culture bourgeoise.
  • 1944-1945 Premières grandes années de Saint-Germain-des-Prés “existentialiste” et jazzophile, on découvre Sartre, Vian et Juliette Gréco.
  • 1945 Naissance du jazz “bop”, Charlie Parker.
  • 1945 Tropique du Cancer, d'Henri Miller (publié à Paris).
  • 1947 L'écume des jours, de Bons Vian
  • 1951 Julian Beck et Judith Malina créent à New York le Living Theater. II leur faudra dix ans pour se mettent tout nus sur scene
  • 1952 Première soirée multimédia au Black Mountain College (Californie du Nord). John Cage parle du haut d'une échelle, Merce Cuningham danse , Films et diapos sur les murs, toiles au plafond. C'est le premier happening.
  • 1953 Jonas Mekas et Stan Brakhage réalisent les premiers films underground américains : Grand Street et interim. Naissance de The Village Voice, précurseur des Journaux underground
  • 1955 La fureur de vivre, avec James Dean.
  • 1956 Howl d'Allen Ginsberg, publié par “City Lights Books”son éditeur Charles Ferlinghetti est condamné pour obscénité.
  • 1956 Avec la chanson Rock around the clock, Bill Haley tance la vogue mondiale du rock'n'roll. Elvis Presley devient sa plus grande star et on commence à baiser sur la banquette arrière de la voiture de papa.
  • 1957 Guy Debord fonde l'internationale Situationniste.
  • 1957 On the road, de Jack Kerouac.
  • 1960 Réédition en France d'Aden Arabie, de Nizan : manifeste anticipé de la révolte de la jeunesse.
  • 1960 Grand tournant de la censure aux Etats-Unis: autorisation de L'amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence.
  • 1960 A bout de souffle, de Jean-Luc Godard.
  • 1960 Album “Free jazz” du double quarter d'Ornette Coleman, à l'origine du courant dit “ “free jazz”.
  • 1961 un journaliste du new york times Robert Sheldon va ecouter dans un club de Greenwich village le 'gerde' un chanteur folk de 20 ans qui n'a encore rien enregistré ,foudroyé il publie le lendemaion un papier ou il parle de sa decouverte 'un mélange d'enfant de choeur et de beatnik ' l'artiste s'appelle Bob Dylan
  • 1962 Ascension vertigineuse des Beatles.
  • 1963 Fondation de la “San Francisco Mime Troupe”: début de la guérilla théâtre dans la rue.
  • 1963 Assassinat de John Fitzgerald Kennedy a Dallas
  • 1963 concert gratuit organisé par Europe 1 place de la nation pour le premier anniversaire du magazine salut les copains on attend 30..000 personnes pour voir Hallyday et les chats sauvages il en viendra 200.000
  • 1963 Timothy Leary et son collègue Richard Alpert sont expulsés de l'université pour leurs expériences sur les hallucinogènes, et fondent la “Fondation internationale pour la liberté Intérieure”.
  • 1963 Blowin in the wind de Bob Dylan : le vent tourne.
  • 1963 Marche de deux cent mille personnes sur Washington, avec Martin Luther King.”
  • 1964 Premiers films d'Andy Warhol enfin, du cul!
  • 1964 Révolte étudiante à Berkeley et création du “Free speech movement”.
  • 1964 L'homme uni-dimensionnel!, d'Herbert Marcuse:première analyse de la société ‘postindustrielle”.
  • 1964 Première tournée triomphale des Beatles aux Etats-Unis.
  • 1965 Fondation du Los Angeles free press. 
  • 1965 Dylan electrifie sa guitare au festival de Newport sacrilege pour les puristes ,coup de genie pour les visionnaires on sait aujourd'hui que ce jour la Dylan ecrit une page de l'histoire de la musique 
  • 1965 Début des bombardements américains sur le Nord- Viêt-Nam.
  • 1965 Emeutes raciales de Watts. ‘
  • 1965 Sorcier chimique et électrique, August “Owsley” Stanley III met sur pied son grand laboratoire clandestin de fabrication de LSD, qui lui vaudra le nom du “Ford de l'acide”.
  • 1965 Création du Black Panther Parry par Huey Newton et Bobby Seale à Oakland.
  • 1965 Ken Kesey et les Merry pranksters partent sur les routes dans un vieux bus bariolé rempli de LSD
  • 1965 un grand happening poetique beat a l'albert hall de Londres réunit 7000 personnes
  • 1965 les Beatles sont décorés du M.B.E (member of british empire) peut etre le premier joint fumé dans les toilettes de Buckingham palace
  • 1966 naissance de It le premier journal ‘underground ‘ anglais
  • 1966 les Beatles plus popuilaires que Jesus la phrase est de Lennon elle déclenche un raz de marée sans précédent contre les fab Four
  • 1966 six heures pour le Vietnam a la mutualité et fondation du comite vietnam national
  • 1966 Antoine chante les élucubrations et parle de la pilule en vente libre et des cheveux longs
  • 1966 Clapton is God partout sur les murs de Londres 
  • 1966 ouverture a Londres de l'U.F.O qui fera les grands nuits du psychédélisme anglais
  • 1967 la société du spectacle de Guy Debord 
  • 1967 grand Be-in autour du golden gate de San Fransisco
  • 1967 les Stones sont arettés pour possession de drogue
  • 1967 sortie de ‘sergeant pepper's lonely heart club band des Beatles
  • 1967 mort de Che Guevara
  • 1967 les(vrais) hippies qui condamnent la récupération de leur mouvement mettent en scène un enterrement officiel du mouvement hippie a San fransisco (avec cercueils et procession)
  • 1967 loi Neuwirth autorisant la contraception en France
  • 1967 arrestation d'Oswley roi de l'acide et saisie massive de LSD
  • 1967 Début de la révolution culturelle en Chine
  • 1967 « la fenêtre rose » première nuit psychédélique a paris au palais des sports
  • 1967 festival pop de Monterey
  • 1968 le Maharashi, gourou des Beatles en général et d'Harrison en particulier est au sommet de sa gloire
  • 1968 sortie de Electric ladyland double album phenomenal de Jimi Hendrix le mélange parfait du blues , du rock et du psychédelisme -pochette historique
  • 1968 manifestations violentes de la jeunesse et révolte des étudiants de Columbia
  • 1968 assassinat de Martin Luther King
  • 1968 parution de The electric kool aid acid-test de Tom Wolfe qui retrace l'épopée de Kesey et des merrypranksters
  • 1968 manifestations de Mai à Paris et un peu partout en France
  • 1968 manifest du SCUM (society for cutting up men) Valerie Solanas tire sur Andy Warhol 
  • 1968 premières manifestations du groupe de militantes qui vont fonder le M.L.F
  • 1969 Jim Morrison enlève pour la troisième fois son pantalon sur scène -six mois de prison (il ne les fera pas)
  • 1969 appartion des premiers skinheads en grande –Bretagne
  • 1969 naissance du journal Hara-kiri
  • 1969 festival de Woodstock et festival de l'Isle de Wight
  • 1969 manifestation monstre contre la guerre du Vietnam aux états-unis 30. Millions de personnes se mobilisent
  • 1969 concert gratuit des Rolling Stones a Altamont (1 mort)
  • 1969 Meurtre de Sharon Tate et de ses invités par Charles Manson
  • 1969 grande campagne de presse anti-hippie
  • 1970 smoke in a Washington pour la législation de la marijuana
  • 1970 interdictions de la plupart des festivals en France
  • 1970 creation du F.H.A.R (front des homosexuels)
  • 1970 mort de Janis Joplin a Los Angeles et de Hendrix a Londres ils sont les premiers martyrs de la musique Hippie.


   



 
Joe Cocker à Woostock








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